Le Japon finance l’exploitation des ressources aquatiques au Maroc

L’initiative «?ceinture bleue?»

Le 12 novembre dernier, journée dédiée aux océans, Son Altesse Royale la Princesse Lalla Hasna a lancé l’initiative «?Ceinture bleue?».

Cette initiative s’inscrit dans la stratégie de «?Croissance bleue?» de la FAO (Organisation des Nations Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture) afin de soutenir une croissance durable dans les secteurs marins.

Le but est de promouvoir la pêche durable afin de permettre le renouvellement des ressources naturelles marines, de réduire la pollution des eaux, mais aussi de moderniser l’équipement maritime en le rendant plus productif tout en limitant les émissions de CO2.

Un secteur d’activité porteur

L’exploitation de l’océan est un sujet qui a son importance, car elle représente une source d’alimentation considérable, mais aussi, car elle génère de la croissance et de l’emploi au sein de nombreux secteurs tels que le transport, l’aquaculture, la pêche ou encore l’énergie.

Néanmoins, compte tenu de la problématique climatique actuelle, Aziz Akhannouch, ministre de l’Économie et de la Pêche maritime a déclaré que «?la première priorité concernant les océans consiste en la protection de la destruction des écosystèmes marins, de la pollution et de la surexploitation qui ne peut être relevée qu’avec une nouvelle approche durable de l’exploitation des ressources naturelles?».

Le soutien financier japonais

C’est dans ce contexte que la JICA (l’Agence japonaise de Coopération internationale) a accordé au Maroc un prêt de 5,371 milliards de yens (44 millions d’euros) afin de financer la recherche halieutique et l’acquisition d’un bateau océanographique.

L’accord entre les deux pays a été signé le 16 janvier dernier à Rabat par le président de la JICA, Shinichi Kitaoka ainsi que par le ministre marocain de l’Économie et des Finances, Mohamed Boussaïd.

Le Directeur général de l’INRH (Institut National de Recherches Halieutiques), Abdelmalek Faraj a rappelé que «?le Maroc a toujours regorgé de ressources halieutiques très attractives pour le consommateur japonais, notamment le poulpe, le thon et d’autres produits halieutiques?».

Il a ensuite rajouté que «?l’acquisition d’un navire océanographique et de recherche halieutique permettra de réaliser des avancées majeures en matière d’évaluation et de suivi des stocks halieutiques, et plus généralement dans l’appui scientifique pour le développement durable du secteur de la pêche?».

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