Kenya: plus d'un million de morts attendus aux urnes pour les prochaines élections générales

Les électeurs fantômes posent problème au Kenya
Les électeurs kenyans appelés aux urnes ce 8 août. Via © africablogging.org

Kenya (Africapostnews) — 20 millions d’électeurs kenyans seront appelés à voter le 8 août prochain lors des prochaines élections générales ; soit une hausse de 5 millions d’électeurs par rapport aux dernières élections. Cependant, la polémique enfle autour de nombreuses personnes décédées et toujours inscrites sur les listes électorales.

Lors de la campagne d’enrôlement, la mobilisation d’électeurs par les différents candidats a été efficace. Grâce à celle-ci, on observe une hausse de 36% du nombre d’électeurs dans le registre bouclé par la Commission électorale. Seul point noir, les électeurs fantômes.

En effet, l’entreprise d’audit KPMG a rendu un rapport ce 9 juin, après un mois de vérification du fichier électoral. Suite à ce rapport, la Commission électorale par le biais de son président a indiqué avoir supprimé environ 90.000 morts des listes.

« Au cours de la préparation du registre, la Commission a pris en considération les constatations de l’exercice de vérification biométrique qui a eu lieu du 9 mai au 9 juin 2017 ainsi que la constatation de l’audit de KPMG. En particulier, la Commission a effacé un total de 88 602 personnes décédées dans le registre » a affirmé Wafula Chebukati.

Seulement, ce chiffre est largement inférieur à l’estimation du nombre réel d’électeurs fantômes. Il y aurait plus d’un million de personnes décédées inscrites sur les listes électorales selon KPMG.

La Commission électorale demeure confiante

Cet écart abyssal entre le nombre de personnes décédés encore présents sur la liste et ceux dont les noms ont été retirés, a valu les aveux du président de la Commission électorale.

« Nous sommes conscients qu’il est impossible de purger le registre de toutes les personnes décédées » a ajouté dans un communiqué ce mardi Wafula Chebukati. En cause, le manque d’information concernant les décès au Kenya.

Cependant, il reste confiant par rapport à l’intégrité du scrutin. Pour éviter les irrégularités de tout genre, le président de la Commission électorale mise sur les kits biométriques qui seront utilisés le jour du vote.

« Nous sommes confiants que la technologie KIEMS que nous utilisons dans cette élection, fournit une authentification sans faille le jour du scrutin et il n’y aura pas de place pour les erreurs » a garanti Wafula Chebukati.

L’opposition a toujours accusé le pouvoir en place d’utiliser les électeurs fantômes comme un moyen de truquer les résultats des élections. Même son de cloche cette année où l’issue de ces élections s’annonce serrée grâce à la coalition formée par l’opposition.

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