Kenya : Sciences Po ouvre son premier bureau africain à Nairobi

Sciences Po s'installe en Afrique
Nairobi, la capitale kenyane. Source : 100resilientcities

(APN) – Le prestigieux institut d’études politiques de Paris communément appelé « Sciences Po » vient d’ouvrir son premier bureau africain dans la capitale kenyane. Une décision stratégique qui devrait renforcer sa coopération avec l’Afrique.

Après une décennie de stratégie africaine, Sciences Po ouvre enfin un bureau sur le continent. Jusqu’à présent, la coopération avec le continent se traduisait par un programme Europe-Afrique ouvert depuis 2010, des centaines de bourses attribuées chaque année à des étudiants africains, 600 étudiants africains inscrits à Sciences Po en France et 29 universités avec lesquelles existent déjà des partenariats sur le continent.

Le bureau de Nairobi cependant ne sera pas un centre de formations, il aura pour but d’augmenter le rayonnement de l’école française sur le continent africain afin de renforcer sa coopération avec l’Afrique et de recruter les cerveaux du continent.

« C’est en Afrique que s’inventent les politiques publiques de demain. C’est en Afrique que se posent de façon plus aiguës les questions d’éducation, c’est en Afrique que la compétition internationale et la concurrence pour les meilleurs étudiants et les meilleurs chercheurs vont se déployer dans les dix prochaines années » explique Vanessa Scherrer, vice-présidente de Sciences Po.

L’Afrique, zone stratégique de recrutement de cerveaux pour les grandes écoles françaises

L’ouverture de ce bureau africain est donc une stratégique pour l’établissement français. En effet, sur ce continent où la classe moyenne grandit et avec elle, le nombre d’étudiants dans les établissements universitaires, les écoles françaises y voient d’importantes opportunités de recrutement.

On assiste donc récemment à la multiplication d’implantations de grandes écoles françaises sur le continent à l’instar de HEC en Côte d’Ivoire (Afrique francophone) et Sciences Po au Kenya (Afrique anglophone). Tout cela sous les encouragements du gouvernement français : « Il s’agit de former les élites locales, d’aider au développement et à la stabilisation des pays et de soutenir les entreprises dans leur croissance » a déclaré Clélia Chevrier Kolacko, sous-directrice à l’enseignement supérieur et à la recherche au ministère des Affaires étrangères.

« Le Kenya est anglophone. Cela va créer effectivement un effet boule de neige. Le Kenya est un pays qui a un très haut niveau d’éducation. Les étudiants kenyans vont poursuivre des études supérieures tard. Le produit que représente Science Po correspond totalement à leurs besoins. Le Kenya a un effet rayonnement sur l’Afrique de l’Est. Le bureau qu’on ouvre ici va également faire des petits avec les pays voisins » a ajouté Antoine Sivan, ambassadeur de France à Nairobi.

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