La Côte d’Ivoire et le Ghana, main dans la main face aux défis de l’industrie cacaoyère

Ghana et Côte d'Ivoire face à l'industrie du cacao
Les présidents ghanéen et ivoirien après la signature de la Déclaration d’Abidjan. / CREDITS : PRESIDENCE.CI

(APN) – Les deux pays d’Afrique de l’Ouest se sont engagés à plus de concertation concernant l’économie cacaoyère. Ils ont donc décidé de signer la « Déclaration d’Abidjan » en marge de la 6ème édition de l’Africa CEO Forum.

Le Ghana et la Côte d’Ivoire ont décidé de faire converger leur politique pour la filière cacao. Les deux pays limitrophes pèsent dans cette industrie en produisant 60 % de l’offre mondiale. Cependant, les différences en matière de gestion de la filière cacao a fait naître de nombreux problèmes. Durant la saison 2017-2018 rapporte le journal Jeune Afrique, « le prix payé aux planteurs était de 1735 dollars la tonne au Ghana et de 1270 dollars la tonne en Côte d’Ivoire ». Cet écart a provoqué une fraude considérable.

Le président ivoirien Alassane Ouattara, avait déjà interpellé le président ghanéen afin que les deux pays s’alignent sur les prix payés aux planteurs. Le lundi 26 mars 2018, les deux présidents signent la « Déclaration d’Abidjan », ce qui sonne comme le début d’un partenariat à long terme sur l’économie cacaoyère.

Influencer les cours mondiaux

Cette décision survient après la chute de près de 40 % des cours du cacao en 2017. La baisse des prix du cacao, peut-on lire dans cette déclaration, a eu un impact important et surtout néfaste sur les revenus de « plusieurs millions de petits producteurs de cacao » et sur les recettes budgétaires des deux pays. Conscients de ce fait et de la capacité des deux pays à influencer les cours mondiaux, le Ghana et la Côte d’Ivoire se sont engagés à suivre plusieurs mesures.

Entre autres, les deux pays comptent définir une stratégie commune et « harmoniser leurs politiques de commercialisation ». Ainsi, la Déclaration d’Abidjan indique que les deux pays annonceront, chaque année et parallèlement, le prix aux producteurs. Ils réaffirment aussi « leurs engagements à transformer la majeure partie de leur production nationale dans leurs pays respectifs ». Les effets de ces engagements, s’ils sont suivis, seront à évaluer dans les prochains mois et nombreux sont enthousiastes à l’idée de voir ces deux pays impacter directement les cours du cacao.

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