L’Afrique en bref : Jacob Zuma n’est plus président, l’opposant zimbabwéen Morgan Tsvangirai est mort

(APN) – L’Afrique en bref revient avec la démission de Jacob Zuma, la mort de l’opposant historique zimbabwéen Morgan Tsvangirai et la peine de mort requise contre plus d’une centaine d’opposants en Guinée équatoriale.

Afrique du Sud : Après de nombreux mois de tractations, de pourparlers et d’incidents, Jacob Zuma a accepté de démissionner du poste de président de la République. Alors qu’il lui restait quelques mois avant de finir son mandat, la grogne montait autour de lui et l’opinion était divisée concernant sa capacité à gouverner. Empêtré dans des affaires de corruption, le désormais ancien président sud-africain avait perdu peu à peu son influence au sein de son parti politique, qui ne faisait qu’une seule voix avec le mécontentement de l’opposition. L’élection à la tête du parti de Cyril Ramaphosa en décembre dernier, annonçait déjà la couleur et ce dernier a semble-t-il bien poussé ses pions afin de pousser Zuma à la démission. C’est donc Cyril Ramaphosa qui prendra assurera l’intérim à la tête de la nation arc-en-ciel et qui sera probablement le candidat de l’ANC aux prochaines élections générales.

Zimbabwe : La vie politique au Zimbabwe est bousculée par de nombreux événements. Après la démission de Robert Mugabe il y a quelques mois, c’est la mort de l’opposant historique au système Mugabe, Morgan Tsvangirai. L’annonce a été faite par la vice-président de son parti, le MDC. Il était hospitalisé dans un hôpital à Johannesburg en Afrique du Sud et a succombé à un cancer du colon ce 14 février. Il était le symbole d’une lutte acharnée contre Robert Mugabe et a participé à toutes les présidentielles. En 2008, il gagne le premier tour de la présidentielle mais ne se présente pas au second tour craignant des représailles sanglantes contre son parti. Il devient Premier ministre en 2009 pendant cinq ans. Une cohabitation qui l’a affaibli politiquement. Peu de temps après l’arrivée au pouvoir d’Emmerson Mnangagwa il y a trois mois, ce dernier avait visité le principal opposant déjà malade et alors pressenti pour se présenter aux prochaines élections. Mais celui dont l’état de santé s’aggravait a nommé il y a une semaine seulement, un successeur qui portera sûrement son souvenir à la prochaine échéance électorale.

Guinée équatoriale : Ce mercredi, la peine de mort a été requise contre 147 membres du premier parti d’opposition. Ces 147 militants ont été arrêtés à divers moments depuis les législatives en novembre 2017 et sont accusés selon leur avocat Fabien Nsué de « sédition, attentat contre l’autorité, désordre public, blessures graves et dégâts ». Le procès a lieu au tribunal de grande instance de Mongomo, fief de Teodoro Obiang Nguema Mbasogo. Dans un communiqué, leur parti a affirmé que les prévenus ne pouvaient pas se tenir debout lors du procès « en raison de la torture subie » pendant leur détention au commissariat de Malabo. Suite à cela, le parti Citoyens pour l’innovation dit vouloir saisir la CPI et accuse le procureur de faire taire les atrocités et la brutalité des crimes de torture. Plus tôt en janvier, un militant de CI est décédé en détention, version niée par le parti au pouvoir. L’Union européenne quant à elle s’est dit inquiète de la détérioration de la situation des droits de l’homme dans le pays.

République démocratique du Congo : Une rencontre a eu lieu entre les présidents Joao Lourenço (Angola), Denis Sassou Nguesso (Congo) et Joseph Kabila (RDC). Au sortir de l’entretien qui aura duré 2h30, ces derniers se sont dirigés vers le lieu du déjeuner sans adresser un seul mot à la presse. Néanmoins, un communiqué de presse sur la rencontre a été publié et le respect de l’Acoord du 31 décembre semble avoir été le sujet principal des discussions. « Les trois Chefs d’État se sont félicités de l’avancée du processus consensuel porté par l’Accord du 31 décembre 2016 et ont réitéré l’appel à la retenue à l’égard de toutes les parties prenantes au processus électoral en RDC » indique le communiqué. Sur le même sujet, les chefs d’État condamnent « toute tentative d’accession au pouvoir par des voies non constitutionnelles ». Entre autres, ils ont appelé au dialogue concernant la situation au Kenya et ont condamné les actes de violences en République centrafricaine.

Maroc : Le parlement marocain a adopté une loi contre les violences faites aux femmes. La ministre marocaine de la Famille, de la femme et de la solidarité, Bassima Hakkaoui s’est félicitée de l’adoption de ladite loi en discussion depuis l’année 2013. En effet, le texte a été initié en 2013 et après plusieurs amendements, ce n’est qu’en 2018 qu’il est adopté définitivement 112 voix pour, 55 contre et une abstention. Le projet de loi incrimine « certains actes considérés comme des formes de harcèlement, d’agression, d’exploitation sexuelle ou de mauvais traitement ». La loi prévoit aussi des mécanismes de prise en charge des femmes victimes de violence.

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