L’essor du mobile money dans l’espace UEMOA

Le département de recherche de la banque panafricaine Ecobank a publié les tendances des transactions mobiles money dans l’espace UEMOA entre 2013 et 2016. En 2016, le volume de ces transactions atteint une valeur de 16,9 milliards d’Euros. La Côte d’Ivoire, première économie de l’UEMOA, représente à elle seule 43% de la valeur des transactions.

Le graphique ci-dessous présente les différents types de transactions effectuées dans la sous-région. Il s’agit plus précisément des dépôts (Cash-In), des Retraits (Cash-Out), de la Recharge de téléphonie mobile (Top ups), des Transferts d’argent à l’échelle nationale (Domestic Transfers) et Transferts dans les pays de l’UEMOA (Transfers within WAEMU), des Achats/Règlements de factures (Payments) et Autres (Others).

Les transactions mobiles réalisées au sein de l’UEMOA.

L’analyse du graphe met en exergue les points suivants :

  • une tendance à la hausse depuis 2013 pour tous les types de transactions listées démontrant la montée en force du mobile money comme produit financier ;
  • les dépôts représentent la transaction la plus commune auprès des populations ; ce fait est encourageant pour la mobilisation de l’épargne ;
  • les dépôts, les retraits et les transferts d’argent à l’échelle nationale sont les trois transactions principales

Le duel Sociétés de téléphonie mobile vs Banques

Depuis quelques années, le porte-monnaie électronique a permis à un plus grand nombre de personnes, notamment celles exclues du système financier classique, d’effectuer des transactions financières. Avec les avancées technologiques et la hausse des acquisitions de smartphones, le débat fait rage de la rivalité entre les sociétés de téléphonie mobiles et les banques. L’annonce récente de création de banques par les sociétés de téléphonie (Orange et MTN) va certainement bouleverser le paysage bancaire.

Mais à quelles fins ? Certains facteurs limitatifs tels que le taux d’alphabétisation encore élevé, l’accès réduit à une connexion internet, la forte proportion de comptes mobile money inactifs et la prédominance de transactions basiques (dépôts/retraits) effectuées montrent qu’il reste des obstacles importants à surmonter. Sans compter que certaines banques elles-mêmes développent des solutions électroniques.

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