Mali : Ibrahim Boubacar Keita prête serment et promet une solution aux problèmes de sécurité dans son pays

Ibk prête serment
Le président malien, Ibrahim Boubacar Keita, prête serment

Mali Africapostnews – Le président malien Ibrahim Boubacar Keita a promis ce mardi s’engager pour le règlement de la situation sécuritaire provoquée par une insurrection islamiste et des affrontements interethniques, lors de la prestation de serment pour son deuxième mandat de cinq ans.

Des centaines de partisans et de politiciens locaux ont assisté à la cérémonie dans la capitale Bamako, qui a suivi la victoire écrasante de Keita le mois dernier lors d’élections marquées par des attaques de militants et des accusations de fraude de la part de son rival de l’opposition.

Le Mali est dans la tourmente depuis que les rebelles touaregs et les islamistes ont pris le contrôle du désert du nord en 2012. Les forces françaises sont intervenues l’année suivante pour repousser les militants, mais ils se sont regroupés depuis.

Les attaques régulières des militants d’Al-Qaïda et de l’Etat islamique au Mali,au Niger et au Burkina Faso voisins ont alarmé les puissances occidentales comme la France et les Etats-Unis qui ont déployé des troupes et des forces aériennes dans la région.

« Cette élection n’est pas la victoire d’un Malien contre un autre, c’est la victoire de tout le Mali », a déclaré à l’auditoire Keita.

« J’ai choisi de placer le retour de la paix et la sécurité au rang de priorité absolue » a déclaré IBK, promettant de relancer l’accord de paix conclu en 2015 avec les milices.

La situation sécuritaire au Mali s’aggrave chaque jour un peu plus 

La situation sécuritaire n’a fait que se détériorer ces derniers mois. Les menaces des djihadistes ont forcé près de 500 bureaux de vote – environ 2% du total – à rester fermés au cours du second tour, alors qu’aucune attaque majeure ne s’est produite.

Un camp américain de Casques bleus près de la ville de Menaka, dans le nord du pays, a essuyé des tirs de roquettes tôt mardi, blessant le chef de la sécurité et un responsable de la police. (Reuters)

La Cour constitutionnelle l’a proclamé ce 20 août vainqueur de la présidentielle avec 67,16% des suffrages au second tour du 12 août, contre 32,84% à son rival, l’ancien ministre des Finances Soumaïla Cissé. 

Comme l’a dit le président Malien aujourd’hui, beaucoup reste encore à faire pour espérer au rétablissement de la paix dans son pays.

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