Mali : le numéro 1 de l’UEMOA en matière de gouvernance et qualité de l'environnement des affaires


 

Le rapport 2016 de la Banque Mondiale classe le Mali 1er dans l’espace UEMOA (Union Économique et Monétaire ouest-africaine).

Il s’agit d’une évaluation effectuée par la Banque Mondiale afin de mesurer l’environnement des affaires de 190 pays.

Cette évaluation est basée sur une liste de critères représentatifs de la facilité à faire des affaires dans les différents pays évalués :

  • La création entreprise
  • L’octroi de permis de construire
  • Le raccordement à l’électricité
  • Le transfert de propriété
  • L’obtention de prêts
  • La protection des investisseurs minoritaires
  • Le paiement des impôts
  • Le commerce transfrontalier
  • L’exécution des contrats
  • Le règlement de l’insolvabilité

Le dernier critère concerne la réglementation du marché du travail, mais ce dernier n’est pas inclus dans ce classement.

Mali, le meilleur élève de la zone UEMOA

C’est donc selon ces critères que le Mali a été classé premier dans le domaine des affaires et de la bonne gouvernance de l’UEMOA. Pour rappel, cette organisation économique ouest-africaine est composée de huit pays membres, à savoir : le Bénin, le Burkina Faso, la Côte d’Ivoire, la Guinée-Bissau, le Mali, le Niger, le Sénégal et le Togo.

Cette évaluation s’accompagne d’une note et au niveau de l’Afrique de l’Ouest, seul le Ghana est mieux placé que le Mali. En ce qui concerne l’Afrique Subsaharienne, le Mali se positionne avec 52,96 points et se place bien au-dessus de la moyenne de 49,51 points.

En termes de classement mondial, le Mali est classé 141e, et 20e sur les 53 pays du continent. Même si à l’échelle mondiale cette place peut paraître peu honorable, il n’en demeure pas moins qu’à l’échelle du continent et plus précisément de l’Afrique francophone subsaharienne, les avancées du Mali en la matière sont à féliciter.

Et lorsque l’on y regarde de plus près, on constate que le Mali a gagné deux places au niveau mondial, passant ainsi de 143e à 141e. Par ailleurs, il est à noter que ce rapport est un document de référence, très apprécié des entrepreneurs et des investisseurs étrangers.

De ce fait, tout laisse à croire que ce classement jouera en faveur du Mali qui sera en mesure d’attirer davantage de capitaux étrangers. Ces derniers permettront entre autres de créer de nouveaux emplois et de soutenir la croissance du pays.

Un classement qui est en conformité avec les prévisions du FMI qui tablait pour une croissance de +5,6% pour l’année 2016.

Selon l’institution internationale, le pays est parvenu à augmenter ses recettes fiscales (+1,75 % du PIB) ce qui a contribué à la réduction du déficit public global à 1,8 % du PIB. Pour parvenir à de tels résultats, le Mali a entrepris de vastes réformes structurelles afin d’améliorer la gestion des finances publiques et d’accroître les performances de l’administration fiscale. Les experts du FMI n’ont pas manqué de souligner que le secteur financier a également été réformé dans son ensemble.

Toutefois, ce rapport ne fait pas abstraction sur les problèmes liés à la mauvaise gouvernance, à la corruption et à la situation sécuritaire préoccupante du Mali. Cependant, ces chiffres restent encourageants pour un Mali prospère qui ne cesse de progresser en améliorant son environnement des affaires.

Par conséquent, même si certains problèmes persistent au niveau de l’obtention des prêts bancaires ou du paiement des impôts, le Mali s’est distingué en améliorant les conditions générales de création d’entreprise et reste l’un des pays africains les plus attractifs du continent.

 

Laisser un commentaire