Maroc – Forum Mo Ibrahim : les chefs d’entreprises demandent plus de cohérence aux gouvernants africains

L’édition annuelle du forum de Mo Ibrahim, le “Ibrahim Governance Week-end” a eu lieu le week-end du 7 au 9 avril 2017 à Marrakech. Il a vu la participation de plusieurs hommes politiques, d’hommes d’affaires, d’économistes et de la société civile, tous réunis pour discuter de l’avenir de l’Afrique. Cette année, le forum célébrait son 10e anniversaire.

Aliko Dangote, président du groupe du même nom, est intervenu dans la session 3, aux côtés de Ngozi Okonjo-Iweala, de Moulay Hafid El Alamy, le ministre marocain de l’Industrie, et de Akinwumi Adesina, président de la Banque Africaine de Développement (BAD). Le thème de cette session était “La croissance économique inclusive et les emplois pour la jeunesse africaine”.

Tenant compte de la volonté des chefs d’industrie du continent à s’engager dans une croissance plus inclusive, et des revendications et remarques émises lors du forum, il a résumé leurs attentes à un besoin de cohérence de la part des gouvernants africains. Cohérence entre la volonté clairement exprimée de faire émerger le secteur privé, pour créer de la richesse et de l’emploi, et le cadre institutionnel qui garantira cela.

Cinq points fondamentaux pour booster le secteur privé africain

Pour encourager le secteur privé africain à investir, les gouvernements et états africains doivent garantir une stabilité institutionnelle et macroéconomique, mettre à disposition des infrastructures de qualité, fournir un système de protection sociale et de santé fiable, former les jeunes en fonction des besoins, et par-dessus tout, assurer un système judiciaire juste et indépendant du pouvoir politique.

La cohérence évoquée par Aliko Dangote se situe dans la satisfaction de ces conditions. Ce n’est que de cette façon que le secteur privé africain pourra atteindre les niveaux de croissance espérés. Leur absence explique la réticence des chefs d’entreprises africains à investir.

 

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