Maroc : Le gouvernement de coalition bientôt connu

Le Premier ministre El Othmani (au centre) est parvenu à une coalition © Reuters

Samedi 25 mars, Saadine El Othmani, Premier ministre, annonçait s’être entendu avec cinq autres partis afin de former son gouvernement.  Après plusieurs mois d’attente, il semblerait que le Parti justice et développement a enfin réussi a former une coalition autour de lui. La composition du gouvernement devrait être connue prochainement.

Mardi dernier, le nouveau premier ministre marocain débutait les consultations avec les autres partis afin de composer son gouvernement de majorité. Après l’échec de son prédécesseur à former un gouvernement, l’issue de ces négociations d’Othmani était particulièrement attendue.

Cinq partis dans la coalition

La formation du gouvernement semble être quasiment chose faite. « La prochaine étape est de décider de la structure gouvernementale et des nominations ministérielles », a déclaré le Premier ministre, numéro deux du Parti Justice et Développement (PJD). Selon l’agence Reuters, El Othmani aurait cédé là où Benkirane tenait ferme. En effet, les cinq mois d’impasse dans lesquelles se trouve le Maroc, sont notamment du au refus de l’ex-premier ministre d’inclure deux petits partis, dont l’Union Socialiste des Forces Populaires (USFP), alliés au Rassemblement National des Indépendants (RNI).

Aziz Akhannouch, chef du RNI, aura finalement remporté ce bras de fer. Son parti, ainsi que l’USFP seront de la coalition. Sont également attendu dans le prochain gouvernement, le Mouvement Populaire (MP), le Parti du Progrès et du Socialisme (PPS) et l’Union Constitutionnelle (UC). En revanche, le Parti authenticité et modernité, arrivé deuxième aux législatives, a annoncé rester dans l’opposition. De même, il faudra faire sans le parti de l’Istiqlal. Le parti conservateur entend lui aussi rejoindre l’opposition.

Cette annonce fait office de bonne nouvelle car elle vient mettre un terme à cinq mois d’impasse. Les regards se tournent désormais vers les partisans et les figures emblématiques du PJD. En effet, après la nomination d’El Othmani, le parti assurait ne pas changer sa ligne de conduite. Toutefois, l’accord avec le RNI, pourrait-être vu par certains comme un acte de trahison.

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