Maroc : les islamistes marginalisés au sein du nouveau gouvernement

Le Premier ministre marocain Saad Eddine El Othmani
Le Premier ministre marocain Saad Eddine El Othmani- Crédit photo : Telquel.ma

ACTUALITÉ MAROC – Malgré sa courte majorité aux dernières élections législatives organisées au Maroc en octobre dernier, le parti islamiste justice et développement (PJD) va devoir accepter d’importantes concessions afin d’être en mesure de gouverner.

Le roi Mohammed VI a désigné comme chef du gouvernement le numéro 2 du PJD, Saad-Eddine Al-Othmani, et lui a donné la responsabilité de se constituer une majorité. La tâche s’est avérée difficile puisque le PJD n’a obtenu que 125 sièges sur 395 aux dernières législatives. En faisant montre d’une plus grande flexibilité que son prédécesseur, Saad-Eddine Al-Othmani a réussi à s’assurer une majorité de 240 sièges composée d’élus appartenant à 5 formations politiques.

Néanmoins, les concessions consenties par le numéro 2 du PJD risquent fort de limiter l’influence des islamistes au sein de leur propre gouvernement. Le Rassemblement National des Indépendants (RNI), par exemple, qui était classé en quatrième position des dernières législatives, a réussi à s’accaparer presque tout le pôle économique du nouveau gouvernement. De nombreux ministères régaliens ne changeront tout simplement pas de main, laissant le PJD aux commandes de quelques portefeuilles d’état, mais d’aucun ministère stratégique.

Faut-il en conclure que Saad-Eddine Al-Othmani est moins bon négociateur qu’il ne le croit ?

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