Maroc : Un gouvernement très attendu après la nomination d'un nouveau Premier ministre

Le gouvernement du nouveau Premier ministre marocain est très attendu © Bladi.net

Vendredi dernier, le royaume chérifien désignait un nouveau Premier ministre. En effet, Saad Eddine El Othmani vient d’être nommé en remplacement d’Abdelilah Benkirane. La composition de son gouvernement reste très attendue.

Après cinq mois d’impasse politique, durant lesquels Abdelilah Benkirane a échoué à composer un gouvernement de majorité, le Parti Justice et Développement (PJD) s’est à nouveau réjoui de la nomination de l’un de leurs. Vainqueur des élections législatives, le parti s’est réuni le week-end du 18 mars afin d’établir la ligne directrice des négociations à venir. À cette occasion, il n’a pas manqué d’apporter son soutien au nouveau chef du gouvernement. Aussi, il en a profité pour encourager ce dernier à former son équipe gouvernementale au plus vite.

Les consultations sont ouvertes pour la composition du gouvernement

C’est aujourd’hui, mardi 21 mars, que débutent les consultations avec les autres partis politiques. D’après les propos du secrétariat général du PJD, recueillis par Jeune Afrique, ces rencontres se feront « en fonction des résultats obtenus par les partis politiques lors des législatives ». El Othmani devrait donc recevoir les formations politiques dans cet ordre : premièrement le parti authenticité et modernité (PAM), dauphin des législatives, juste derrière le PJD, suivi du parti nationaliste de l’Istiqlal (PI), pour terminer avec le Rassemblement National des Indépendants (RNI).

Il rencontrera par la suite tous les autres partis politiques représentés au Parlement. Rappelons toutefois que le RNI avait mis les bâtons dans les roues du prédécesseur d’El Othmani, l’handicapant dans la formation de sa majorité et entraînant son limogeage.

Il est donc évident que l’avancée de ces consultations sera minutieusement scrutée. Saad Eddine El Othmani se doit de réussir là ou Benkirane a échoué. La question est de savoir comment. Si les ténors du PJD n’entendent pas changer la ligne de leur parti, ils espèrent toutefois que les exigences des autres ne feront pas blocage cette fois-ci.

Sans gouvernement depuis cinq mois, le Royaume du Maroc espère enfin mettre un terme à la crise politique qui perdure.

 

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