Mondial 2026 : une co-organisation entre le Maroc, la Côte d'Ivoire et l'Espagne ?

Le Maroc entend déposer sa candidature conjointement avec l’Espagne et la Côte d’Ivoire pour le mondial 2026 © So Foot

Dans sa parution de mercredi 22 mars, le quotidien marocain Abassah annonçait la volonté du Maroc de soumettre sa candidature pour l’organisation du Mondial 2026 conjointement avec l’Espagne et la Côte d’Ivoire.

Début mars, la presse marocaine et la presse étrangère évoquaient une demande qu’aurait formulée Mohammeh VI à Felipe VI. En effet, le roi marocain aurait proposé à son homologue espagnol de se joindre à l’Espagne pour l’organisation de la Coupe du monde de football 2026. La candidature espagnole n’incluait non pas un duo, mais un trio. Hormis le Maroc, le Portugal avait été désigné comme troisième pays organisateur.

Nouveau rebondissement : le Portugal serait désormais hors course. Estimant que la crise économique actuelle que traverse le pays ne permet pas l’organisation d’une telle compétition, le Portugal s’est retiré. Le royaume chérifien aurait alors invité son partenaire économique de longue date, à savoir la Côte d’Ivoire. Celle-ci viendrait donc en remplacement du Portugal.

Outre ses relations privilégiées avec le Maroc, la Côte d’Ivoire possède aussi les infrastructures nécessaires pour l’organisation de l’évènement. Rappelons qu’elle organisera d’ailleurs les jeux de la Francophonie 2018 et la CAN 2021. Des atouts qui joueront certainement en la faveur du nouveau trio.

La revanche marocaine

La candidature de ce trio euro-africain viendrait faire de l’ombre à celle américano-nord-américaine. Jusqu’ici, la candidature conjointe des États-Unis, du Canada et du Mexique faisait en effet office de favorite, d’après les spécialistes du football. Mais la donne a, semble-t-il changé avec l’entrée en lice de ce nouveau trio.

Par cette candidature, le Maroc souhaite également offrir au continent africain sa deuxième organisation de Coupe du Monde. Seule l’édition de 2010 en Afrique du Sud, s’était déroulée sur le sol africain. Le Maroc seul ne pouvant accueillir l’évènement, une alliance de plusieurs pays pourrait être la combinaison gagnante pour décrocher l’organisation de la plus grande compétition de football.

Mais l’obtention de cette compétition sportive serait également, pour le royaume de Mohammed VI, une revanche personnelle. Cela fait des années que le Maroc rêve d’accueillir la grande messe du football mondial. Le pays aura en tout essuyé quatre échecs — 1994, 1998, 2006 et 2010 — dans l’attribution de l’organisation du Mondial du football.

Quand la politique s’en mêle

Si les pays nord-américains sont prêts en matière d’infrastructures, la récente élection de Donald Trump pourrait représenter un frein à leur candidature. La collaboration nord-américaine semblerait compliquée lorsqu’on connait les positions anti-mexicaines du président des États-Unis.

Plusieurs figures phares de différentes instances footballistiques avaient à ce propos mis en garde le président américain. Fin février, Aleksander Cerefin, président de l’UEFA, indiquait que « S’ils désirent organiser la Coupe du monde 2026, les États-Unis devront faire attention à la politique menée par le pays ». Dans un autre temps, Gianni Infantino, président de la FIFA déclarait à la BBC, « Il est clair qu’en ce qui concerne les compétitions de la FIFA, toutes les équipes qui se qualifient pour la Coupe du monde, y compris leurs supporters et dirigeants, doivent avoir accès au pays, autrement il n’y a pas de Coupe du monde ».

De ce côté ni le Maroc, l’Espagne ou la Côte d’Ivoire ne semble rencontrer ce problème. Un point qui donnerait plus de poids à leur candidature conjointe.

Alors, l’Afrique sera-t-elle l’un des terrains de jeu de cette première Coupe du Monde à 48 ? Si les candidatures restent ouvertes jusque fin 2018, le nom du ou des pays hôtes devrait être connu d’ici mai 2020.

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