MUTAA: Dix mois après l’ouverture du ciel africain commun, 28 pays refusent toujours de signer

Le 28 janvier dernier, l'Union africaine mettait en place le Marché unique du Transport Aérien en Afrique, 10 mois après le projet ne décolle toujours pas.
SOURCE : www.acte-international.com

(APN) – Le 28 janvier dernier, l’Union africaine mettait en place le Marché unique du Transport Aérien en Afrique, 10 mois après le projet ne décolle toujours pas.

l’Association des compagnies aériennes africaines (AFRAA), qui s’est achevée mardi dernier au Maroc à permis de faire le bilan.

Le projet d’un ciel africain ouvert est né à il y a près de 20 ans lors de la déclaration de Yamoussoukro (1999). Cependant, ce n’est qu’en janvier dernier que l’Union africaine a décidé d’officialiser la libéralisation de l’espace aérien africain.

Le MUTAA (Marché unique du Transport Aérien en Afrique) a été mis en place dans le but de faciliter les échanges entre les pays africains. Le projet a pour ovjectif de permettre à l’Afrique de capter une part plus importante des échanges mondiaux (3% aujourd’hui) mais aussi de mettre en compétition les différentes compagnies aériennes et par conséquent, proposer aux usagers des prix plus abordables et une meilleures qualités des services.

Par ailleurs, l’Union africaine estime que 300.000 emplois directs et 2.000.000 d’emplois indirects pourraient en découler. Le projet semble donc attrayant sur de nombreux aspects.

Cependant, 10 mois apres l’ouverture du ciel, aucune amélioration ne semble être constatée.

Un projet qui divise le continent

En effet, si le projet promet des retombées positives, certains sceptiques refusent toujours d’adhérer au projet.

Ado Sanusi, directeur de la compagnie africaine Aero Contractors, estime qu’un ciel africain ouvert permettra aux pays les plus développés de se développer encore plus au détriment des plus petites structures, des nouvelles compagnies aériennes et du commerce intra-régional.

D’autres, comme c’est le cas de la Tunisie, ont d’autres projet pour le pays. En effet, la Tunisie souhaite développer ses accords avec l’Union européenne et ne veut pas qu’un projet parallèle avec le continent africain, bloque sa première ambition.

Les divergences d’opinions et des projets de chacun empêchent donc aujourd’hui au projet de porter les fruits attendus.

Si certains pays comme le Kenya et l’Ethiopie ou encore l’Afrique du Sud – dont les compagnies nationales sont parmi les plus importantes du continent – ont tout de suite adhéré au projet, d’autres pays importants dans le secteur – tel que le Maroc – refusent toujours de signer.

Aujourd’hui, 26 pays sur 54 ont intégré le marché aérien commun:

Benin, Burkina Faso, Botswana, Cap Vert, Congo, Côte d’Ivoire, Égypte, Éthiopie, Gabon, Ghana, Guinée, Kenya, Libéria, Mali, Mozambique, Niger, Nigéria, Rwanda, Sierra Leone, Afrique du Sud, Swaziland, Togo et Zimbabwe.

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