Niger : 130 combattants de Boko Haram déposent les armes

La politique de la main tendue porte ses fruits au Niger et à conduit à la reddition d’une centaine de soldats de Boko Haram © Niger Inter

Cent trente combattants de la secte djihadiste Boko Haram, se sont rendus aux autorités nigériennes depuis fin décembre a annoncé Mahamadou Issoufou.

C’est lors d’une réunion avec 15 ambassadeurs du Conseil de sécurité de l’ONU que le Président nigérien s’est prononcé sur les effets de la lutte contre Boko Haram. Mahamadou Issoufou a tenu à mettre en exergue les débuts réussis de « la politique de la main tendue » mise en place au Niger.

La reddition de plus d’une centaine de combattants nigériens est un signe encourageant. Plus précisément, « 130 éléments (nigériens) de Boko Haram se sont déjà rendus », a ajouté le chef de l’État nigérien devant les ambassadeurs des Nations Unies en mission.

On semble alors rentrer dans une nouvelle phase de la lutte contre Boko Haram. Pour beaucoup, le mouvement serait affaibli et la mésentente règnerait au sein de l’organisation qui a prêté allégeance à l’État Islamique.

Dans ce nouveau tournant, l’État nigérien à travers son Président s’est montré prêt à réinsérer dans la société ceux qui se rendent . « Boko Haram est en train d’être affaibli. Au lieu d’avoir à le combattre, s’il y en a parmi eux qui veulent se rendre, ils sont prêts à les accepter ».

DE PLUS EN PLUS DE REDDITIONS

Mahamadou Issoufou a exprimé sa joie quant au fait que bon nombre de «jeunes de Boko Haram déposent les armes et reviennent sur le droit chemin».

En effet, dans la région de Diffa en décembre dernier, c’est déjà une trentaine de combattants nigériens qui ont déposé les armes. Ils se sont ensuite rendus aux autorités. Même son de cloche le 5 janvier, lorsqu’une vingtaine de combattants ont décidé d’emboîter le pas à ceux cités avant.

On peut se poser des questions quant à leur réinsertion dans la société. Dans ce cas de figure, le Président nigérien se veut rassurant. «Nous sommes prêts à leur garantir la vie sauve et à créer les conditions de leur réinsertion socio-économique» a-t-il ajouté.

Le 3 décembre, les ambassadeurs de quinze pays du Conseil de sécurité de l’ONU ont entamé une tournée dans les quatre pays touchés par Boko Haram. Elle a commencé au Cameroun, elle s’est ensuite poursuivie au Tchad et au Niger avant le Nigéria qui est l’étape finale.

Laisser un commentaire