Niger : Le combat pour l'accès à l'eau potable

Le territoire du Niger, pays enclavé situé dans le Sahel est au 3/4 désertique. L’accès à l’eau y est un problème récurrent. Cette situation est particulièrement problématique dans les milieux ruraux où seulement 64% de la population rurale (soit 83% de la population totale du Niger) a accès à l’eau potable.

Eau contaminée au fluor et au nitrate

Les fortes sécheresses que connait le Niger rendent la terre aride. Ainsi dans les nappes phréatiques supposées fournir l’eau, la pression de l’eau demeure faible.  Comme solution à ce problème, certains creusent des puits manuellement. Cependant, ces puits non tapissés de béton sont sujets à des contaminations industrielles au fluor, au nitrate et aux nitrites.

En outre, les puits qui ne disposent pas de pompes nécessitent un effort physique important pour en extraire de l’eau. Une charge particulièrement épuisante pour les femmes et les filles souvent chargées du transport et de l’approvisionnement en eau des villages.

Selon une estimation de l’UNICEF, le Niger dispose d’un important volume d’eau souterraine. Cependant, le manque d’infrastructures adéquates ne permet que l’exploitation de 20% des 2,5 milliards de m3 d’eaux souterraines renouvelables. Quant aux 2000 milliards de m3 d’eau non renouvelable estimées, elles sont quasiment inexploitées.

Seulement 1 enfant sur 5 atteindra l’âge de 5ans

Au plan social, les premières victimes du manque d’eau au Niger sont les femmes et les enfants de moins de 5 ans. On estime à 80% les cas de décès de nourrissons liés au manque d’eau potable.  Par ailleurs, le manque d’eau saine entraîne une récurrence des malades ruraux souffrant du ver de Guinée.

De nombreuses organisations internationales touchées par la situation œuvrent afin d’améliorer la situation des populations rurales du Niger. Ainsi l’UNICEF finance-t-elle la construction et la réparation de plusieurs forages et puits en particulier dans les zones éloignées. Quant à la Banque Mondiale, elle a lancé un programme de financement de foreurs et fabricants de pompes locaux. Ces derniers devraient  installer 100 puits et pompes par an, ce qui garantirait l’accès à l’eau à environ 25 000 personnes chaque année. Malgré ces avancées, de nombreux efforts restent encore à fournir afin de permettre aux populations rurales nigériennes d’avoir plus facilement accès une eau saine et potable.

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