Nigéria : Boko Haram enlève plus de 100 filles dans une école

Boko Haram enlève des écolières à Dapchi
Capture réalisée le 14 août 2016 d’une vidéo diffusée sur Youtube et attribuée à Boko Haram montrant celles que le groupe islamiste affirme être les lycéennes kidnappées à Chibok au Nigeria en avril 2014.

(APN) – L’organisation terroriste Boko Haram a effectué ce lundi un raid dans une école de filles. Au total, 111 écolières ont été enlevés par les islamistes. Deux jours après, l’armée nigériane a retrouvé 76 filles tandis que le reste manque toujours à l’appel.

L’organisation terroriste Boko Haram était jusque là devenue discrète. Affaiblie, le chef de l’État Buhari affirme même que Boko Haram est sur le déclin. Il indique que l’armée nigériane a battu les combattants sur leurs bases principales et que ces derniers sont constamment en fuite. Il y a quelques jours, les autorités nigérianes ont promis une récompense de 8.000 dollars à quiconque dira où se trouve Abubakar Shekau, le leader du groupe.

Ce lundi, le groupe jihadiste ressurgit et attaque une école dans la ville de Dapchi située dans l’état de Yobe (nord-est du Nigéria). Les insurgés débarquent dans le village à bord de douze véhicules selon des témoins. Ils sont lourdement armés, tirent en l’air et font exploser plusieurs grenades. En s’approchant de l’internat des filles, force élèves et professeurs prennent la fuite craignant de se faire kidnapper.

Les souvenirs du drame de Chibok font surface

Au lendemain de l’attaque, 111 écolières sont portées disparues. Ce mercredi, l’armée nigériane affirme avoir retrouvé 76 filles plus le corps de deux filles enlevées. L’armée est toujours à la recherche des autres filles.

L’internat qui accueille de jeunes filles âgées de 11 ans et plus a fermé pour une semaine. Les rescapés sont encore sous le choc de cette expérience traumatisante. Dans l’angoisse, les parents des filles qui n’ont pas encore été retrouvées, se sont rassemblés à l’école afin de prier. Le président nigérian Muhammadu Buhari a dépêché son ministre de la Défense et des Affaires étrangères dans la localité.

C’est le plus important rapt réalisé par les combattants jihadistes depuis le drame de Chibok en 2014. Boko Haram avait enlevé 270 lycéennes dans le nord-est du pays. L’événement crée alors l’émoi et a une résonnance internationale. L’hashtag Bring Back Our Girls est utilisé par de nombreuses personnalités connues mondialement pour dénoncer l’enlèvement. À ce jour, plus de 100 d’entre elles sont encore entre les mains des terroristes. Le ravissement dans la ville de Dapchi suscite des interrogations. Serait-ce un retour en force du groupe jihadiste ou le sursaut d’orgueil d’une organisation affaiblie ?

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