Nigeria : L’armée libère 593 personnes soupçonnées d’avoir des liens avec Boko Haram

Actualité Nigeria – L’armée nigériane a libéré ce lundi 593 personnes qui étaient en détention, soupçonnées d’avoir des liens présumés avec le groupe terroriste Boko Haram. Toutes ces personnes avaient été arrêtées à la suite de différentes opérations et investigations visant à éradiquer le groupe djihadiste.

L’armée nigériane avait arrêté des milliers de personnes dans sa lutte contre l’insurrection du groupe terroriste Boko Haram. Ce dernier qui souhaite ériger un califat islamique au nord-est du Nigeria sévit maintenant dans le pays depuis près de 8 ans déjà. Selon les dernières estimations en date, le groupe terroriste aurait causé la mort de plus de 20.000 personnes. Par ailleurs, près de deux millions de personnes ont été contraintes de se déplacer, fuyant ainsi les violences.

Une libération de masse

Le lieutenant-général Tukur Buratai, chef de l’armée nigériane, a ordonné que les personnes arrêtées soient « libérées inconditionnellement si elles n’avaient rien à voir avec l’insurrection ou Boko Haram ». Ce lundi 10 avril, leur libération a été officialisée à l’occasion d’une cérémonie à Maiduguri. Le brigadier-général Abdulrahman Kuluya, l’un des responsables des opérations dans le Nord, a confirmé la libération des 593 personnes.

Ces dernières avaient été arrêtées à différents endroits du pays et étaient en détention pendant des périodes allant jusqu’à trois mois. De ce que l’on sait, parmi ces personnes suspectées d’avoir des liens avec Boko Haram, il y avait des individus âgés, des hommes, des femmes, mais également des enfants.

Les suspects ont été remis au gouvernement de l’État de Borno, lieu de naissance de l’insurrection, après avoir des interrogatoires approfondis. Les services de sécurité et de défense ont mené une série d’investigations avant que les suspects ne soient définitivement blanchis. Par ailleurs, un soutien psychosocial leur sera fourni afin de faciliter leur réintégration dans la société.

Notons que les attaques ou les tentatives d’attaque portant les caractéristiques de Boko Haram dans les zones fortement peuplées ont augmenté depuis la fin de la saison des pluies à la fin de l’année dernière. Cependant, la plupart de ces attaques ont été déjouées ou les kamikazes n’ont réussi qu’à causer des dommages minimes.

Dans la plus récente attaque, deux femmes kamikazes ont déclenché des explosifs à l’université de l’État de Borno, Maiduguri, lundi, se faisant exploser sans toutefois provoquer d’autres pertes.

 

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