Nigéria : le gouverneur de l’État de Yobe indique qu’aucune fille n’a été libérée suite au rapt de Dapchi

Aucune fille n'a été retrouvée à Dapchi
Le gouverneur de l’état de Yobe dans le nord-est du Nigéria Ibrahim Gaidam. Credits : todaysimpact.org

(APN) – La confusion règne autour de la situation à Dapchi peu après l’enlèvement de 111 filles dans une école. Alors que le porte-parole du gouverneur de l’état annonçait hier la libération de 76 filles, le gouverneur est revenu sur l’information indiquant qu’aucune fille n’a été libérée créant ainsi la colère chez de nombreux parents d’élèves.

Les parents des filles enlevées ce lundi ainsi que l’opinion publique sont dans la confusion totale. En effet, plusieurs informations contradictoires parviennent à la presse. Les autorités semblent ne pas s’accorder créant ainsi la colère chez de nombreux parents. Ainsi, la situation a dérapé ce jeudi et des violences ont éclaté entre les forces de l’ordre et les habitants.

Ce lundi, les informations indiquaient l’enlèvement de 111 collégiennes, selon un bilan provisoire, du village de Dapchi. Plus tard, le porte-parole du gouverneur de l’état de Yobe affirmait que 76 filles avaient été retrouvées par l’armée tandis que deux filles étaient trouvées mortes.

Une confusion totale et une angoisse palpable

Seulement, Ibrahim Gaidam le gouverneur de l’état de Yobe, a contredit les propos prononcés au préalable par son porte-parole. Il assure ainsi qu’aucune fille n’a été retrouvée. Les populations sont plongées dans le flou et la confusion totale. Le bilan de 111 filles disparues n’est pas confirmé par les autorités. De plus, le nombre de morts reste inconnu et aucun chiffre officiel n’est publié. Pour sa part, Reuters annonce d’ores et déjà deux morts.

Face à cette crise de confiance, des jeunes autochtones de la région dressent des barricades en incendiant des pneus sur la route. Ils réussissent à caillasser le convoi du gouverneur et endommagent plusieurs véhicules. Ils sont ensuite poursuivis et dispersés par les forces de l’ordre.

Le ministre de l’Information Lai Mohammed, ajoute de son côté qu’aucun bilan précis ne peut être fourni à ce jour. Selon ses dires, certaines filles ont téléphoné de leur cachette et d’autres depuis des endroits non identifiés. L’attaque n’est pas encore revendiquée et la frustration des familles va crescendo jour après jour.

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