Ouganda : un pasteur devant la justice pour avoir brûlé de nombreux exemplaires de la Bible

© Matooke Republic

News Ouganda – Un pasteur s’est vu assigner à comparaître devant le tribunal après avoir mis le feu à plusieurs exemplaires de la Bible. 

Le tribunal de Nabweru a convoqué Aloysius Bugingo, pasteur controversé ougandais, après que celui-ci ai réduit en cendres la Bible il y a trois mois. A l’origine de la plainte, Aloysius Kiiza Matovu et l’Evangéliste Semugooma Francisco., Les plaignants estiment que l’acte du pasteur enfreint la liberté de culte.

« C’est un acte criminel de brûler des Bibles car cela va a l’encontre de la Constitution qui garantie la liberté de culte, et il malmène les objets saints tels que la Bible, le Coran, les chapelets et autres  objets que les personnes choisissent d’utiliser durant leur culte. », a déclaré Wameli Anthony Yeboah, avocat des plaignants. Ils exigent en outre, une ordonnance restrictive, affirmant que le pasteur continue ses agissements. Parmi les autres raisons de cette plainte, la préservation du patrimoine religieux.

En effet, Kiiza Matovu explique vouloir léguer le livre saint aux générations à venir. « Nous n’organisons pas une chasse aux sorcières mais nous voulons qu’il [le pasteur ndlr] sache qu’il y a des générations futures et qu’elles devraient trouver des Bibles et savoir que nos grands-parents priaient en les utilisant. »

Des mauvaises traductions, l’œuvre du malin ?

Les faits reprochés à l’homme de Dieu dateraient d’il y a trois mois. En avril dernier, durant la messe de Pâques, le prédicateur aurait rassemblé les bibles de ses 6.000 fidèles et y aurait mis le feu. Selon divers témoignages, le présumé pyromane ne serait pas d’accord avec la traduction faite dans certaines versions.
D’après le Daily monitor ougandais, l’usage de l’expression « Holy Ghost » au lieu d’Holy Spirit » pour désigner le Saint-Esprit, ne serait pas du goût du pasteur. Ghost que l’on traduit généralement par fantôme, ne sied pas selon lui. Une mauvaise traduction, selon l’officiant, visant à apporter la confusion parmi les croyants. Ce serait donc pour détruire l’oeuvre des « suppôts de satan », que Bugingo aurait agit.

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