Petit business entre chefs d’Etat : l’ex président brésilien Lula, accusé de blanchiment en lien avec la Guinée Équatoriale

Brasília – Presidente Lula recebe em audiência o Presidente da Guiné Equatorial, Teodoro Obiang Nguema .

De nouvelles accusations visant l’ex président brésilien Luiz Inacio Lula Da Silva ont émergé ce lundi 26 novembre. En effet, le parquet brésilien a annoncé enquêter sur une affaire de pots de vins entre le prédécesseur de Dilma Roussef et la Guinée Équatoriale de Teodoro Obiang Nguema.

Selon le parquet, Lula aurait usé de ses relations pour faire fleurir les affaires d’une entreprise de BTP brésilienne dans ce petit pays d’Afrique centrale.

A l’origine de l’enquête, un échange de mails entre le PDG d’ARG, l’ancien ministre du Développement et la directrice de l’Institut Lula. Ce serait donc par l’intermédiaire de Lula que la société ARG aurait obtenu la faveur du président équato-guinéen, notamment pour la construction de route.  « En utilisant son prestige international, Lula a influé sur les décisions du président de la Guinée équatoriale, Teodoro Obiang, obtenant ainsi le développement des affaires du groupe [de BTP] brésilien ARG dans ce pays africain », stipule un communiqué.

Petits business entre présidents 

En contrepartie, l’ancien chef d’Etat aurait reçu des pots de vins de septembre 2011 à juin 2012. Des dessous de table s’élevant à environ 227 000€ sous forme de dons envoyés à sa fondation. Obiang Nguema aurait de son côté réussi à obtenir un entretien avec Dilma Roussef qui a succédé à Lula. Un entretien qui lui aurait permis de plaider la cause de son pays afin d’obtenir une place privilégiée au sein de la Communauté des pays de langue portugaise (CPLP).

Les avocats de Lula ont nié ces accusations, criant aux « persécutions politiques sans précédent ». Déjà condamné pour corruption, le « père des pauvres » purge actuellement une peine de 12 ans et un mois dans une prison à Curitiba (sud du pays). En dépit de cette condamnation, l’ex leader de la lutte ouvrière reste dans le viseur de la justice brésilienne. En effet, il reste mis en cause dans cinq autres affaires. Il en va de même pour l’Institut Lula qui réfute les accusations. De son côté, la Guinée Équatoriale n’a pour l’heure pas réagit.

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