Présidentielles en RDC : Koffi Olomidé déclare publiquement être contre l’utilisation de la machine à voter

Politique (APN) – En RDC, le débat sur l’usage ou non de la machine à voter en vue des élections de décembre persiste. Cette semaine, c’est le roi de la rumba congolaise Koffi Olomidé qui s’est invité au débat en confiant ses doutes sur la nécessité d’une telle technologie.

Invité sur la chaîne  , connue pour être proche du pouvoir, Koffi Olomidé n’a pas caché sa position face à la machine à voter qui fait jaser la classe politique de son pays : « J’ai sillonné l’Europe, le monde mais je n’ai jamais entendu parler de cet outil des élections. Je ne connais pas cette machine à voter. Pourquoi voulez-vous être pionnier en expérimentant une chose qui peut rendre la tâche difficile au pays ? », a ainsi déclaré le roi de la Rumba. Par cette déclaration, il semblerait que le débat sur l’utilisation de la machine à voter outrepasse désormais la sphère politique en RDC.

La machine à voter est un écran tactile de fabrication sud-coréenne que la Commission électorale nationale indépendante (Céni) veut utiliser le 23 décembre prochain. Elle permettra aux électeurs d’une part de choisir le candidat pour qui ils voudraient voter et d’autre part, d’imprimer les bulletins de vote du candidat sélectionné.

Une machine à fraude ?

Par cette prise de position, le chanteur s’aligne sur les responsables de l’opposition congolaise, qui qualifient cette machine d’instrument de fraude électorale. Naturellement, les réactions suite à cette déclaration ne se sont pas faits attendre. Ainsi, pour le quotidien La Prospérité : « En sa qualité de leader d’opinion, d’artiste averti, Koffi Olomidé a, pour la première fois, exprimé son point de vue par rapport au processus électoral en République démocratique du Congo ». Par ailleurs, Koffi Olomidé n’a pas manqué de saluer la candidature de ses collègues musiciens aux prochaines législatives.

En réponse à cette sortie, la télévision d’Etat RTNC a dans un éditorial, invité le chanteur à se concentrer sur ses déboires avec la justice française et zambienne. Pour rappel, l’artiste de 62 ans est poursuivi en France pour agression sexuelle et séquestration suite aux accusations de 4 de ses danseuses parisiennes entre 2002 et 2006. Si l’affaire a été renvoyée en procès, le chanteur nie en bloc. De même, Kofi Olomidé est également sous le coup d’un mandat d’arrêt de la justice zambienne pour l’agression présumée d’un photographe à Lusaka en 2012.

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