Ouverture du deuxième appel à propositions du programme de mobilité universitaire Intra-Afrique

Université Polytechnique Kenya
© Technical University of Kenya

Le programme de mobilité universitaire Intra-Afrique vise à favoriser la coopération entre les pays d’Afrique en matière d’enseignement supérieur. Après une première phase lancée avec succès, le deuxième appel à propositions est désormais ouvert aux candidatures.

Démarré en 2016, le programme de mobilité universitaire Intra-Afrique a pour objectif d’améliorer la qualité de l’enseignement dans les établissements universitaires africains à travers la mobilité des étudiants et du personnel administratif. L’Agence Exécutive en charge du programme au sein de l’Union Européenne vient d’annoncer l’ouverture des candidatures pour le deuxième appel à propositions. Sont éligibles les étudiants en Master ou en Doctorat ainsi que le personnel académique et administratif des universités partenaires.

Les partenaires universitaires et les étudiants souhaitant intégrer le programme ont jusqu’au 2 mai 2017 pour proposer leurs projets et tenter d’obtenir un financement pouvant aller jusqu’à 1,4 millions d’euros. Le budget total de cette phase est de 10 millions d’euros pour les sept ou huit projets qui seront sélectionnés. Les domaines d’études choisis sont divers et variés, allant de l’Education, de l’Ingénierie à l’Agriculture. Une attention particulière sera accordée aux projets mettant en avant le  développement durable, l’innovation et les emplois « verts ».

Favoriser la compétitivité entre les établissements universitaires

Similaire à Erasmus, le programme de mobilité universitaire en Europe, Intra-Africa est un projet mené conjointement avec l’Union Africaine et vise à contribuer à l’harmonisation des systèmes d’enseignement supérieur entre les universités du continent. Il a deux buts principaux : améliorer la qualité de l’enseignement supérieur grâce à l’échange de compétences et permettre aux étudiants et personnel académique de bénéficier de connaissances culturelles et professionnelles.

La première phase a enregistré trente-huit candidatures. Le Kenya, l’Ouganda et l’Afrique du Sud étaient les pays les plus représentés, concentrant un peu plus de 42% des candidatures. Trois thématiques étaient plébiscitées : agriculture et sécurité alimentaire, énergie et infrastructures ainsi que les sciences sociales. Les sept projets sélectionnés pour la première phase ont débuté en novembre dernier avec des budgets compris entre 1 et 1,5 millions d’euros. Ce programme de mobilité ainsi que les initiatives similaires qui verront le jour devraient favoriser la compétitivité entre les établissements du continent.

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