RCA : à Rome, les groupes armés et le gouvernement parviennent enfin à un accord de paix

Le président de Sant’Egidio Marco Impagliazzo et le ministre centrafricain des Affaires étrangères Charles Armel Doubane s’expriment face aux parties prenantes de l’accord de paix à Rome le 19 juin 2017. © FILIPO MONTEFORTE / AFP

RCA (Africapostnews) — Sous l’égide de la communauté catholique Sant’Egidio, un accord de paix entre le gouvernement centrafricain et les groupes armés a été signé ce 19 juin à Rome.

Les quatorze groupes armés se sont engagés à « la mise en place immédiate d’un cessez-le-feu sur toute l’étendue du territoire national, sous le contrôle de la communauté internationale. »

Les signataires de l’accord voient la « la réouverture de territoire national à la libre circulation des personnes et des biens avec la levée des barrières illégales comme conséquence immédiate du cessez-le-feu. »

Aussi, les groupes politico-militaires s’engagent à respecter et à reconnaître les « autorités légitimes, issues des élections législatives et présidentielles de 2016. »

Cette mesure ouvre la voie à la « restauration de l’autorité l’État sur toute l’étendue du territoire » comme c’est stipulé dans l’un des points du volet sécuritaire.

De son côté, le gouvernement est tombé d’accord sur la « reconnaissance des groupes politico-militaires comme partie prenante de la reconstruction ».

De ce fait, le gouvernement doit enclencher leur processus de « transformation en partis et mouvements politiques » qui aboutira à leur enregistrement « dans le cadre légal de l’État. »

Il est aussi question dans l’accord de l’insertion dans les corps de défense « des membres des groupes politico-militaires. »

Sant’Egidio, optimiste quant à l’accord

Les travaux auront duré sept mois avant que le gouvernement centrafricain, les groupes armés et la communauté Sant’Egidio trouvent un terrain d’entente.

Les négociations ont débouché sur un document de seize pages intitulé « Entente de Sant’Egidio, accord politique pour la paix en République centrafricaine. »

Ce n’est pas la première fois que Sant’Egidio est un acteur crucial dans des négociations de paix. Créée en 1968, cette communauté a déjà été impliquée de nombreuses fois dans des médiations en Afrique.

Au micro de RFI, Mauro Garafolo, chargée des affaires extérieures de la communauté Sant’Egidio s’est montré optimiste.

« Nous sommes certains que cet accord contribuera au processus de réinsertion et de réhabilitation car le pays est fatigué, la population est fatiguée » a-t-il déclaré.

Il a aussi tenu à souligner la volonté de sortir de la crise montrée par les signataires de l’accord.

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