RDC : 54 jours après son décès, l’opposant Étienne Tshisekedi n’est toujours pas enterré

La dépouille d'Etienne-Tshisekedi
La dépouille d’Etienne-Tshisekedi en Belgique – © REUTERS/Francois Lenoir

ACTU RD Congo – Le 1er février 2017, le leader de l’opposition congolaise, Étienne Tshisekedi, décédait à Bruxelles (Belgique) emporté par une embolie pulmonaire. 54 jours après son décès, sa dépouille continue d’être gardée dans une morgue de Bruxelles faute d’accord entre ses proches et le gouvernement de RDC.

Malgré les rumeurs qui laissent entendre qu’Étienne Tshisekedi aurait été enterré en Belgique, il n’en est rien. La dépouille de l’opposant historique est toujours dans une morgue bruxelloise au grand dam de sa famille et de ses partisans. Le gouvernement, sa famille et l’UDPS, sa formation politique, n’ont toujours pas réussi à s’accorder sur le déroulement des obsèques et le lieu d’enterrement de celui que ses soutiens appelaient «le sphinx de Limete».

Tshisekedi, un symbole de la lutte pour la démocratie et les libertés

Dans une déclaration faite le 25 mars, Mgr Gérard Mulumba, le frère d’Étienne Tshisekedi, a réitéré que l’illustre opposant ne sera pas enterré ailleurs qu’en RDC. «Étienne Tshisekedi va être enterré au Congo, son corps est toujours à la morgue à Bruxelles […] Il y a des rumeurs [selon lesquelles] le gouvernement congolais voudrait qu’il soit enterré là-bas [en Belgique], nous ne sommes pas pour son enterrement en Belgique.» a-t-il déclaré face à la presse.

La famille d’Étienne Tshisekedi fait porter au gouvernement congolais la responsabilité de cette situation.

«Le gouvernement veut que ça traîne pour que nous puissions l’enterrer [en Belgique]. C’est ce que nous soupçonnons.» a confié Mgr Gérard Mulumba.

Etienne Tshisekedi était considéré comme un symbole de la lutte pour la démocratie et les libertés dans son pays. Il était respecté pour la constance de son combat politique. Âgé de 84 ans, Étienne Tshisekedi est décédé alors qu’il jouait un rôle majeur dans la mise en œuvre de l’accord de la Saint-Sylvestre signé entre les responsables politiques congolais. Cet accord doit conduire à l’organisation d’une élection présidentielle fin 2017. Le président Joseph Kabila dont la légitimité est contestée ne devrait pas être candidat à sa propre succession.

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