RDC : Assassinés ou abandonnés, le triste sort des métis japonais du Katanga

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Une métisse congolaise-japonaise abandonnée par son père. (France 24)

RDC Société (Africapostnews) – A Kasumbalesa, une petite ville minière de la RDC, dans le Katanga, une cinquantaine de métis nés d’unions entre des Japonais et des mères congolaises dans les années 70 et début 80 demandent à ce que justice soit faite.

A cette époque, une compagnie minière japonaise s’était établie dans la région. Des travailleurs japonais auraient eu des relations amoureuses avec des locales. Les enfants nés de ces unions ont été abandonnés par leurs pères. Certains d’entre eux auraient même été assassinés à leur naissance, d’après des témoignages concordants recueillis par la BBC.

Racisme ou peur d’affronter la réalité au Japon ?

Comment expliquer l’abandon systématique de ces enfants par leurs pères japonais après leur départ ? Pour La plupart des mamans interrogées, le racisme serait la raison principale.

Une des mères explique que son fils a survécu grâce au fait qu’elle évitait de l’emmener à l’hôpital de l’entreprise japonaise Sodimico. Aujourd’hui, cette entreprise minière est en faillite, son hôpital aussi.

Moise Chokwe, avocat et député élu de Kasumbalesa plaide la cause de ces métis oubliés. Ce dernier affirme que malgré ses efforts, jusqu’en fin 2016 il n’avait jamais reçu de réponse, ni des autorités congolaises, et encore moins de l’ambassade japonaise à Kinshasa.

Quand est ce que le Japon répondra de ses actions en RDC ?

Source : BBC

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