RDC : Contestation après la désignation de Félix Tshisekedi à la tête du Rassemblement

Joseph Olenghankoy ne reconnait pas l’élection de Félix Tshisekedi © Eyinda

Le 3 mars dernier, nous vous informions de l’élection, « à l’unanimité », de Félix Tshidekedi, unique candidat au poste, à la tête du Rassemblement de l’opposition. Il avait ainsi succédé à son père, Etienne Tshisekedi.
Coup de théâtre, dès le lendemain de l’élection, la branche de l’opposition conduite par l’ancien ministre des Transports et leader des Forces novatrices pour l’union et la solidarité (Fonus), Joseph Olenghankoy, conteste cette élection.

Dénonciation d’un coup d’État orchestré par Félix Tshisekedi et  G7

Dès le 3 mars, Joseph Olenghankoy dénonçait «un coup d’État orchestré par le fils d’Etienne Thsiekedi et le G7». Ce denier aurait ainsi déclaré : «C’est un coup monté et on le savait déjà parce qu’il y a des spéculations dans toute la ville. C’est le G7 qui a boutiqué ce coup. Nous, nous allons tout faire pour défendre la justice jusqu’au bout et la vérité sera connue par notre peuple», comme le rapporte le site d’information radiookapi.

Il avait également souhaité mettre en garde la Conférence épiscopale nationale du Congo (CENCO) contre cette fausse élection, leur demandant de ne pas reconnaître les nouveaux dirigeants du Rassemblement. La CENCO, refusant de prendre position dans des luttes de pouvoir internes, avait cependant pris acte de la désignation de Félix Tshisekedi en qualité de Président du Rassemblement et de Pierre Lumbi à la tête du Conseil des Sages.

Élection d’un autre président par les dissidents

Invoquant l’irrégularité de l’élection de Félix Tshisekedi et Pierre Lumbi, les alliés de Joseph Olenghankoy ont décidé d’élire ce dernier à la tête du Conseil des Sages. Parmi les soutiens les plus remarqués de cette fronde se trouve Bruno Tshibala, porte-parole du Rassemblement de l’opposition et figure de proue de l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS), au cœur de la coalition.

L’impact de cette fracture au sein de l’opposition congolaise reste encore à déterminer et sera très certainement fonction de la stratégie de sortie de crise qui sera choisie par les protagonistes et des compromis que ces derniers accepteront de faire.

Les évêques, qui refusent de prendre position ont cependant indiqué qu’ils avaient noté un large consensus autour de la nomination de Félix Tshisekedi et ont invité les membres du Rassemblement à trouver une solution à ces conflits afin que cela ne reporte pas, à nouveau, la mise en application des accords de la Saint Sylvestre.

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