RDC : Human Rights Watch accuse le gouvernement de Joseph Kabila de mener une répression violente contre les opposants

RDC (Africapostnews) – L’ONG internationale de défense des droits de l’homme Human Rights Watch appelle les Chefs d’État du continent africain à faire pression sur le président congolais Joseph Kabila. L’ONG pense que c’est de cette façon qu’on pourrait le pousser à mettre fin aux abus et à organiser une élection présidentielle crédible.

Ida Sawyer, la directrice pour l’Afrique centrale de l’ONG Human Rights Watch a publié un communiqué dans lequel elle interpelle les dirigeants africains sur la situation de la RDC. Pour la responsable de l’organisation de défense des droits de l’homme, il est urgent que les dirigeants africains fassent entendre leur voix pour faire cesser la répression en RDC.

« Les nouvelles sanctions ciblées de l’UE et des États-Unis à l’encontre de hauts responsables congolais et d’intérêts commerciaux envoient un message puissant : la répression violente menée par le gouvernement à l’encontre d’activistes, de journalistes et de l’opposition politique a un coût élevé » a-t-elle indiqué dans son communiqué.

En outre, elle a invité le Conseil de sécurité de l’ONU et les dirigeants africains à aller encore plus loin dans les mesures prises à l’encontre du régime de Joseph Kabila afin de le contraindre à organiser le plus tôt possible des élections crédibles.

« Le Conseil de sécurité de l’ONU devrait aussi imposer de nouvelles sanctions ciblées, tandis que les dirigeants régionaux devraient exercer des pressions sur le gouvernement de Kabila pour qu’il mette fin aux abus et organise d’urgence des élections crédibles », a-t-elle plaidé.

La RDC est plongée dans une crise politique, économique et humanitaire grave depuis que le président Kabila, dont le mandat s’est achevé à la fin de l’année 2016, a choisi de s’imposer au-delà du terme de son mandat et en violation de la constitution congolaise. L’accord politique signé le 31 décembre 2016 et devant conduire à son départ du pouvoir en 2017 a volé en éclat en raison de nombreux blocages visant à empêcher à la frange la plus représentative de l’opposition politique de participer à un gouvernement de transition. Dans la province du Kasaï, des nombreux massacres ont été perpétrés et des fosses communes ont été découvertes.

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