RDC : la dépouille d’Etienne Tshisekedi pourra-t-elle enfin être rapatriée à Kinshasa ?

Le cercueil d’Étienne Tshisekedi à Bruxelles. © REUTERS/Francois Lenoir

RDC (Politique) – Deux ans après sa mort l’opposant historique congolais Etienne Tshisekedi n’est toujours pas enterré. La récente élection de son fils à la tête du pays, donne de l’espoir à ses proches concernant un éventuel rapatriement.

Le 1er février 2017 le monde entier apprenait le décès en Belgique d’une des figures emblématiques de l’opposition congolaise. Etienne Tshisekedi, père du président fraîchement élu Félix Tshisekedi, décédait à Bruxelles d’une embolie pulmonaire à l’âge de 84 ans. Mais voila deux ans ont passé et sa dépouille reste conservée dans une morgue belge.

Des négociations non concluantes

Rapidement après son décès, la question du rapatriement de sa dépouille faisait couler beaucoup d’encre. En effet, un bras de fer entre ses familles (naturelle et politique) et le gouvernement Kabila se jouait. De nombreuses dates de rapatriement étaient données via des communiqués officiels. Après un premier retour annoncé le 11 mars, puis repoussé au 12 mai, les négociations étaient finalement au point mort. L’option d’un enterrement en Belgique avait même été évoquée. Conditions de sécurité de l’époque ou encore lieu de sépulture, tant de sujets qui suspendaient le retour du père Tshisekedi dans son pays natal.

Mais aujourd’hui le contexte politique a changé. L’avènement du fils Tshisekedi fait renaître l’espoir. Au micro de la BBC, le frère du défunt, Monseigneur Gérard Mulumba, espère un enterrement d’ici la fin du mois de février. Selon ses dires, les travaux sur le lieu d’inhumation sont en cours dans la commune de N’sele.

Un hommage national ? 

Opposant successivement aux régimes dictatoriaux de Mobutu à Kabila, Etienne Tshisekedi a marqué le paysage politique congolais. Considéré par beaucoup comme un homme de paix, il s’est au long de sa vie battue pour la démocratie en République Démocratique du Congo. Dernièrement, il avait joué un rôle majeur dans les négociations politiques visant à mettre en place un gouvernement d’union.

Au vu de l’envergure de la personnalité, la question des funérailles se pose. Obsèques nationales ou non ? A cette question, son frère répond « Je crois que les membres de son parti et les congolais aimeraient des funérailles grandioses […] digne de son rang. » Mais pour l’heure, rien n’est décidé.

La famille devrait se rapprocher prochainement du nouveau gouvernement afin de se mettre d’accord. Mais Monsieur Mulumba promet, « Dès que tout est prêt nous allons pouvoir communiquer comment les obsèques devront se dérouler. »

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