RDC : la Suisse annonce des sanctions contre plusieurs personnalités proches de Joseph Kabila

Le président Joseph Kabila

(APN) – Ce mercredi, la Suisse a notifié avoir sanctionné en tout 14 proches du président Joseph Kabila. En cause, la crise politique et les violences subséquentes au refus de Kabila de quitter la présidence à la fin de son mandat en décembre 2016.

Décembre 2016 sonne la fin du mandat de Joseph Kabila. Aussi, la Constitution qui n’autorise pas au président de se représenter, semble signifier la fin de son règne. Cependant, Kabila ne quitte pas le pouvoir et est désormais hors mandat depuis plus d’une année.

À la suite de cela, de nombreuses protestations éclatent dans le pays. Les habitants réclament légitimement le départ de Joseph Kabila. Malheureusement, ces manifestations sont violemment réprimées et des nombreux individus meurent sous les balles des forces de l’ordre ou après avoir subi des violences. Les exactions continuent devant le silence complice des autorités congolaises.

Après les sanctions des États-Unis et de l’Union européenne à l’encontre de la RDC, la crise diplomatique entre le pays et la Belgique ; c’est au tour de la Suisse, pays réputé pour être neutre de rentrer dans la danse.

Gel des avoirs et interdiction d’entrée sur le territoire suisse

Au vu des brutalités commises contre les populations congolaises, la Suisse a décidé d’imposer des sanctions contre quatorze alliés du président Kabila. Dans cette liste publiée par le Secrétariat d’État aux affaires économique, on trouve deux anciens ministres de l’Intérieur à savoir Emmanuel Ramazani Shadari et Evariste Boshab. On compte aussi John Numbi ancien chef de la police et Kalev Mutond, l’actuel chef des services secrets. Le ministre de l’Information et porte-parole du gouvernement Lambert Mende fait lui aussi partie de la liste des personnes sanctionnées.

La Suisse procèdera donc à un gel des avoirs desdites personnalités. De plus, elle émettra une interdiction de territoire contre ceux présents dans cette liste noire. Cette décision peut paraître étonnante car la Suisse est connue pour ses lois sur le secret bancaire. Par conséquent, de nombreuses personnes y cachent des biens supposés mal acquis. Seulement, face à la pression internationale, la Suisse fait des efforts de transparence et coopère avec l’administration fiscale de nombreux pays.

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