RDC : le discours de Joseph Kabila à l’ONU passe mal

Joseph Kabila à la Tribune des Nations Unies

(APN) – Le président Joseph Kabila a dénoncé l’ingérence et a demandé le retrait de la MINUSCO en vue des prochaines élections.

Le discours de Joseph Kabila à la tribune de l’Assemblée générale des Nations unies fait jaser. En effet, le président de la RDC a dénoncé l’ingérence de certains pays. Aussi, il a redemandé le départ de la Mission de l’Organisation des Nations unies pour la stabilisation en RDC (Monusco). Elle est présente dans le pays depuis deux décennies.

Kabila met en avant les « résultats mitigés » de la force de l’ONU. La Monusco ne remplirait pas bien sa tâche de maintenir la paix et de nombreuses attaques terroristes témoignent de l’insécurité ambiante dans le nord-est du pays. Concernant l’ingérence dans le processus électoral, il a déclaré que la RDC veut organiser seul les élections présidentielles prévues le 23 décembre prochain. Il promet par ailleurs des élections transparentes et apaisées.

L’opposition n’est pas séduite par le discours de Kabila

L’opposition congolaise s’est exprimée sur le discours prononcé ce 25 septembre. Moïse Katumbi, l’une des figures de proue de l’opposition, l’a qualifié de « nul ». Pour lui, le président Kabila s’apprêterait à organiser les élections « à sa façon » dans le but de tricher. Il ne voudrait ni observateurs de la communauté internationale, ni ceux de la sous-région. Katumbi poursuit en disant que Kabila, dont le mandat est fini il y a deux ans, n’a plus de légitimité pour décider sur les élections présidentielles à venir.

Un discours « souverainiste » que ne digère pas Martin Fuyulu, l’un des candidats de l’opposition.  Ce dernier affirme que la Commission électorale nationale indépendante ne dispose pas d’assez de fonds pour organiser ces élections. Ainsi, le fait que Kabila veut organiser seul ces élections guideront automatiquement vers le « chaos » car les élections ne se seraient pas « déroulées correctement ».

Pour la population, la présence de la Minusco permet de réduire le risque des excès de la police congolaise. Pour certains même, l’ONU devrait donner le pouvoir à la Monusco de certifier les futures élections présidentielles. Ils agiraient donc en tant qu’observateurs du scrutin. Pour d’autres, outre la protection des civils, la Monusco devrait se concentrer sur les groupes rebelles.

  1. […] beaucoup, les casques bleus présents dans le pays depuis environ 20 ans ne sont pas efficaces. Joseph Kabila s’est exprimé sur ce sujet durant l’Assemblée générale des Nations unies et la pilule aurait du mal à passer du côté de […]

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