RDC : Manifestations anti-Kabila à Lubumbashi. L’armée riposte par des tirs à balles réelles

Des affrontements ont eu lieu dans la ville de Lubumbashi
Des affrontements ont eu lieu dans la ville de Lubumbashi – © Facebook Schekinah Katalay

ACTU RDC – La vague de protestation qui traverse la République Démocratique du Congo (RDC) ne semble pas prête de s’arrêter. Après Kinshasa, la capitale, et Goma dans l’est du pays, le tour est revenu à Lubumbashi d’être secoué par des manifestations hostiles au régime du président Kabila.

Des centaines de jeunes sont descendus dans la rue pour demander le départ de Joseph Kabila dont le mandat officiel à la tête de la RDC s’est achevé en décembre 2016. L’échec des négociations devant aboutir à la formation d’un gouvernement transitoire jusqu’aux prochaines élections a mis le feu aux poudres.

Tirs à balles réelles

Comme à Kinshasa et à Goma, les manifestants font peser sur le président Joseph Kabila, l’échec de la négociation conduite sous l’égide de la CENCO. Ils voient dans cet échec la volonté du régime de gagner du temps et de retarder l’organisation de la future élection présidentielle à laquelle Joseph Kabila ne peut se représenter.

Les manifestants ont érigé les barricades dans la ville, brulé les pneus et caillassé les forces de l’ordre qui tentaient de les disperser. Plusieurs quartiers de la ville ont été touchés par ces manifestations.

Les forces de police déployées à Lubumbashi ont vite été débordées. L’armée a été appelée en renfort pour leur apporter un soutien. Des témoins présents sur place affirme que l’armée a fait usage de balles réelles pour disperser les manifestants, notamment près du siège provincial du l’Union pour la démocratie le progrès social (UDPS – opposition). Par ailleurs des journalistes de la presse internationale qui couvraient les événements ont été séquestrés tandis que des saccages étaient observés dans la ville.

Dans ce tumulte, des agents de la mission des Nations unies au Congo (MONUSCO) ont été vus au siège de l’UDPS. Selon des témoins, les membres de la force onusienne recherchaient des preuves de l’utilisation des balles réelles contre les manifestants.

L’opposition a lancé un appel à une grande manifestation le 10 avril prochain. La perspective de cette sortie de l’opposition fait craindre de nouvelles violences dans le pays.

Des éléments des la MONUSCO à Lubumbashi – © Facebook Schekinah Katalay

Laisser un commentaire