RDC : Le pays rejoint le Groupe de lutte contre le blanchiment d’argent de la CEMAC

 

La RDC rejoint le Groupe de lutte contre le blanchiment d’argent de la CEMAC © Gabonreview

La candidature de la République Démocratique du Congo (RDC) en vue de rejoindre le Groupe d’Action contre le blanchiment d’Argent en Afrique centrale (GABAC), introduite le 05 septembre 2016 à Douala lors de la 6e session plénière ordinaire dudit Groupe, a été validée lors de la 31e session ordinaire session ordinaire du Conseil des ministres de l’Union économique de l’Afrique centrale (UEAC).
Le 14 décembre 2000, la Conférence des Chefs d’État de la CEMAC faisait une Déclaration solennelle sur le blanchiment d’argent. Elle signait, par ailleurs, l’Acte instituant le GABAC, structure de promotion des normes, instruments et standard de lutte contre le blanchiment d’argent afin de s’inscrire dans la dynamique globale de lutte contre le blanchiment des capitaux et le financement du terrorisme dont le siège est désormais à Libreville (Gabon).
Bien que ne faisant pas partie de la CEMAC, la RDC a souhaité rejoindre ses voisins afin de prendre part à leurs efforts. En l’absence de déclaration officielle à ce jour, on ne peut que spéculer sur les raisons ayant poussé les autorités congolaises à rejoindre cette institution. La montée du terrorisme dans la sous-région, notamment avec la multiplication des actions de Boko Haram au Cameroun, est une des pistes avancées par certains.

L’adhésion au GABAC en pratique

En pratique, les États de la GABAC sont astreints au respect des divers textes y relatifs et sont soumis au contrôle du Secrétariat permanent du Groupe dont l’une des missions principales est la mise en œuvre des recommandations du GAFI. Cette mise en œuvre passe notamment, par la mise en harmonie des politiques communautaires et nationales avec les principes internationaux en matière de lutte contre le blanchiment d’argent.
Ces États sont tenus d’instituer des Agences Nationales d’Investigation financière (ANIF), appelées à coopérer et à mener des actions coordonnées dans le cadre de la prévention du blanchiment des capitaux et du financement du terrorisme.
Des évaluations mutuelles sont conduites et donnent lieu à des rapports d’évaluation mutuels dans le cadre d’un processus de suivi d’évaluation conformément à la méthodologie du GAFI. Différentes études sont également menées afin d’identifier les diverses méthodes et techniques des opérations de blanchiment d’argent et de financement du terrorisme dans la sous-région.
Pour obtenir plus d’informations sur les ambitions, attributions et actions du Groupe, nous vous invitons à visiter leur site internet officiel (https://spgabac.org/).
 

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