Six mille professeurs nigérians appelés à la rescousse pour combler le déficit d'enseignants au Liberia

Georges Weah, président de la république du Liberia©? senenews

Libéria Société (Africapostnews) – Face au déficit d’enseignants au Liberia, le président de la république appellent à la rescousse des professeurs nigérians.

Georges Weah, récemment élu président de la république au Liberia, a décidé de se pencher sur le secteur de l’éducation, une des priorités de son mandat. Lors de son récent passage en France, il déclarait « Je ferais tout mon possible pour soutenir le secteur de l’éducation. » Le président Weah, souhaite en effet tout faire pour améliorer ce secteur. Se basant sur son vécu, il veut donner à la jeunesse libérienne toutes les chances possibles de réussite. « L’éducation est cruciale. Nous devons nous assurer que nos jeunes vont à l’école » (…) encourager les enfants à ne plus trainer dans les rues », avait-il dit. Dans cet élan, il avait précédemment annoncé, dès ses premiers jours au pouvoir, que les frais d’examens universitaires seront désormais à la charge du gouvernement.

Pour accomplir son dessein, l’ancien footballeur compte s’appuyer sur un pays ami, le Nigéria. Après une rencontre avec son homologue nigérian, Muhammadu Buhari, Weah a déclaré devant la presse vouloir recruter 6.000 professeurs pour pallier au manque actuel de professeurs dans son pays. « Nous cherchons plus de 6.000 enseignants pour compenser la pénurie de bons enseignants dans système éducatif », a-t-il expliqué lundi à Abuja.

Outre l’appel du pied fait aux enseignants, le président libérien a également tenté une opération séduction pour booster l’économie du Liberia. En effet, face à la crise économique qui frappe le pays, le chef de l’Etat a invité les Nigérians à investir dans les secteurs du bâtiment, de l’agriculture ou encore des énergies. Optimiste et convaincu que le pays se relèvera bientôt, il a par ailleurs demandé aux banques nigérianes majoritairement implantées au Liberia de ne pas tourner le dos au pays, malgré la précarité actuelle.

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