Tanzanie : les jeunes écolières pourraient être exclues en cas de grossesse

Photo: Tony Karumba/AFP/Getty Images

Société Tanzanie – Le chef de l’Etat Tanzanien s’est exprimé sur les grossesses en milieu scolaire jeudi dernier lors d’un rassemblement public à Chalinze. Il a souhaité que les jeunes filles ne tombent pas enceinte pendant leur étude, elles risqueraient l’exclusion définitive, entrainant aux auteurs une peine d’emprisonnement de trente ans.

Une décision qui ne fait bien sur pas l’unanimité dans son gouvernement mais le chef de l’Etat tient à rappeler à la population que c’est lui qui donne l’argent pour que les élèves étudient gratuitement.

La Tanzanie encourage la scolarisation des jeunes

Faiblement développée après la colonisation de la Tanzanie, le nouveau gouvernement souhaite mettre un accent particulier sur la scolarisation. Après plusieurs années d’instabilité, l’ancien président  de Tanzanie J.K Nyerere avait opté pour une nouvelle politique éducative amenant les jeunes à développer le pays en propageant les idées et pratiques socialistes. C’est-à-dire faire que la scolarisation soit un outil pour transformer la société en communauté autosuffisante et socialiste.

Le président actuel John Magufuli et son gouvernement souhaitent pousser les jeunes à se concentrer sur les études. En 2016, le secrétaire du partenariat mondial pour l’éducation leur a approuvé un financement pour développer un nouveau programme éducatif. En avril, Ils ont également investi dans un nouveau plan sectoriel visant à l’expansion de l’éducation des jeunes enfants dans tout le pays. De plus, c’est le gouvernement qui s’occupe des frais de scolarité.

Grossesses en milieu scolaire interdites par le gouvernement

Lors d’un rassemblement public jeudi dernier à Chalinze, le chef d’Etat a déclaré au sujet des filles enceintes que : «  Si vous tombez enceinte, c’est terminé ». En effet, John Magufuli a prévenu les jeunes écolières de ne pas tomber enceinte pendant leurs études, car si elles le font elles ne pourront plus les poursuivre après l’accouchement. « Moi, je donne de l’argent pour que l’élève étudie gratuitement. Et après, elle tombe enceinte, accouche et revient par la suite à l’école. Non, pas sous mon mandat ! » Explique-t-il. Selon lui, si la population écoutait les organismes occidentaux, de défense des droits de l’homme « il pourrait arriver que, dans toute une classe, toutes les élèves aient des bébés ».

Il pense aussi que les auteurs des grossesses devraient être punis et purger des peines d’emprisonnement et des travaux d’agriculture pour dépenser l’énergie utiliser pour engrosser les jeunes filles. Le président a condamné également les organisations occidentales qui selon lui encouragent les jeunes filles en plaidant pour que les adolescentes aient ce droit. Un rapport d’Human Rights Watch indique qu’en Tanzanie, chaque année huit mille filles abandonnent leurs études en raison d’une grossesse.

Laisser un commentaire