Le taux de mortalité néonatale en Afrique reste l’un des plus élevés au monde

Mortalité infantile afrique
Une orpheline de trois mois dans l’état de Borno, au Nigeria | Save the children UK

Santé Africapostnews – Les problèmes du système de santé dans de nombreux pays africains sont bien connus de tous, cependant le groupe qui semble plus particulièrement à risque reste les nouveau-nés. Bien que cette affirmation soit vraie pour la majorité des pays, les chiffres pour de nombreux pays africains sont, selon un nouveau rapport de l’UNICEF «alarmants».

Selon le rapport, la «grande majorité» des décès de nouveaux nés sont évitables; plus de 80% de ces décès sont dus à des complications prématurées à la naissance, au travail et à l’accouchement ainsi que des infections.

La mortalité néonatale, une challenge pour le monde entier mais encore plus pour l’Afrique

Bien qu’il y ait eu des progrès dans la réduction des décès chez les enfants âgés de un mois à cinq ans, les progrès ont été plus lents en ce qui concerne les nouveau-nés (enfants de moins d’un mois). Chaque année, environ 2,6 millions de nouveau-nés ne survivent pas leur premier jour, indique le rapport.

Pour les nouveau-nés, le risque de décès dépend fortement de l’endroit où ils sont nés. Dans les pays les plus sûrs au monde pour les nouveau-nés, le décès moyen par millier de naissances au cours des 28 premiers jours est de 1, mais dans les pays les plus à risque, le taux de mortalité est beaucoup plus élevé.

Parmi les dix pays les moins bien classés, huit sont en Afrique. Par exemple, en Somalie, qui compte l’un des taux de mortalité néonatale les plus élevés au monde. En Somalie, il n’y a qu’un médecin, une infirmière ou une sage-femme pour 10 000 personnes, selon les données de 2014.

Une corrélation entre les taux de survie des nouveau-nés et les niveaux de revenu national

Il y a aussi une forte corrélation entre les taux de survie des nouveau-nés et les niveaux de revenu national puisque les pays à revenu élevé ont un taux moyen de décès de 3,3 pour mille naissances vivantes, contre 27 pour les pays à faible revenu. Si tous les pays s’efforcent de réduire leur taux de mortalité néonatale à un niveau inférieur ou égal à la moyenne enregistrée dans les pays à revenu élevé d’ici 2030, 16 millions de vies de nouveau-nés pourraient être sauvées. Il faut également noter, que même dans les pays ayant un taux de décès faible, les minorités ont un taux de décès comparable à ceux de pays en voie de développement.

Aux Etats-Unis par exemple, avec un taux de mortalité néonatale national a 3.7 sur 1000, les populations noires elles ont un taux qui s’élève à 10 sur 1000, comparable à celui de la Tunisie.

Bien que des revenus élevés signifient généralement que plus de gens peuvent se permettre de meilleurs soins de santé, ce n’est pas une solution de pilule magique comme on l’a vu avec le cas particulier des Etats-Unis. L’UNICEF note que même lorsque les ressources financières et sanitaires sont limitées, une volonté politique forte peut assurer que les ressources limitées soient maximisées. Un exemple de cette situation est évident au Rwanda où les soins de mortalité néonatale ont été réduits de plus de moitié entre 1990 et 2016.

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