Tests d’autodépistage du VIH : l’Afrique du Sud mise sur la confidentialité

L'Afrique du Sud mise sur la confidentialité
Un Sud-Africain passe un test de dépistage du VIH à Gwegwe, en Afrique du Sud. Photo : Gianluigi Guercia / AFP

(APN) – Le pays africain le plus touché par le virus du Sida mise sur l’anonymat afin d’emmener plus de gens à se faire dépister. Les test d’autodépistage qui étaient disponibles en pharmacie depuis 2017, sont désormais accessibles dans des distributeurs automatiques.

L’Afrique du Sud est le pays africain le plus touché par le virus du VIH. Selon Onusida, 19,2 % de la population est touché par le virus. Cela représente à peu près 7 millions de Sud-africains. Malgré la généralisation des tests de dépistage et des prix de la thérapie, la maladie continue de faire des ravages.

Il faut dire que de nombreuses personnes en Afrique du Sud et plus généralement dans le continent africain, voient le VIH comme un sujet tabou. Par conséquent, force personnes hésitent à faire un dépistage dans un centre de santé et ce malgré des campagnes de sensibilisation visant à désacraliser le sujet.

En 2017 donc, les tests d’autodépistage ont fait leur apparition dans les pharmacies. Ces tests sont réalisables par chaque individu soi-même. Plus besoin de l’intervention d’un personnel de santé. L’individu achète son test, se pique et à la manière d’un test de grossesse, les résultats s’affichent (entre 15 et 20 minutes).

Les efforts de l’ONG United et de Right ePharmacies

L’ONG United profitant de cette innovation de décidé de mettre plus de 5 millions d’autotest à disposition des Sud-Africains. Les premiers ont été distribué dans un quartier pauvre de Johannesburg et d’autres seront disponibles dans des stations de bus. Des jeunes volontaires de l’ONG sillonnent les rues, font signer un formulaire et donnent gratuitement les autotests à ceux désirant se faire dépister.

Pour aller encore plus loin dans l’anonymat, l’organisation à but non lucratif Right ePharmacies a mis en place des distributeurs automatiques dans des pharmacies. Des patients voulant rester discret peuvent alors s’y rendre et retirer leur trithérapie pour se soigner. Cette nouveauté a du succès. Chaque jour, environ 200 Sud-Africains viennent renouveler leur traitement pour soigner le sida, la diabète, l’asthme ou l’hypertension.

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