[Tribune] Politique de l’hyper capitalisme de l’anti natalité

africapostnews-tribune-macron-natalite-capitalisme

Commencez par montrer un homme, parfaitement éduqué, qui a décidé de ne pas faire d’enfants. Sous le contrôle de Malthus dans Essai sur le principe de population (1963), retenons qu’il faut maîtriser les démographie si on veut maîtriser le capital. Ou alors, il faut contrôler la natalité si on veut vivre au mieux en jouissant des richesses en partage. Beaucoup mieux encore, nous serons plus riches d’autant que nous serons moins nombreux. En fait selon Malthus, la pauvreté envahit la société quand l’accroissement non maîtrisé de la population nécessite une plus grande division des moyens de subsistance. C’est la surpopulation qui provoque la pauvreté.

« Parfaitement éduquée ». Curieux que cela vienne d’un homme formé à la philosophie, une discipline rigoureuse et fondée en partie sur le relativisme. De quelle éducation parle-t-on, et de quelle culture? Existe-t-il une éducation universelle de la Femme? Et la perfection va jusqu’à quel niveau dans la culture de la natalité? Comment jauger de la perfection dans la vie d’un être humain? Quels sont les signes extérieurs d’une parfaite éducation?

Mieux, le nombre d’enfants est-il le problème ou est-ce notre éducation qui en fait un problème/solution ? En quoi une femme qui fait dix enfants serait moins bien éduquée que celle qui en a fait qu’un ? Où est la bonne limite, et pourquoi ? Le monde serait-il parfait si chaque Femme faisait un nombre parfait d’enfants ?

Déjà l’auteur de cette pensée, je ne veux pas trop le nommer ici, à près de 40 ans, n’a visiblement pas d’enfant et ne montre aucune envie d’en faire un jour. Est-ce là le résultat d’une parfaite éducation? Cet homme politique pour qui la démographie est un argument politique d’autorité ne semble pas comprendre que la natalité est ce qui maintient les peuples vivants. Et, la décision du nombre d’enfants n’incombe pas systématiquement / uniquement à la Femme. Très souvent c’est le couple qui décide d’arrêter ou d’ajouter. Le nombre final étant rarement celui qu’on s’est fixé au départ.

Chaque famille se débrouille à faire de son mieux. L’hyper capitalisme ne peut les obliger à ajuster à la perfection l’équation : [enfants en fonction des moyens]. Sinon celui qui n’a rien ne devrait pas faire d’enfant. Tandis que les plus riches ne sont pas prêts à faire plus d’enfants. Se pose la question : qui va peupler le monde si nous nous soumettons tous à la loi du capitalisme ?

La Chine n’est toujours pas le pays le plus pauvre du monde, ni la Guinée Équatoriale le pays le plus riche pour sa faible démographie. Ce sont beaucoup plus les guerres, les génocides doux, les famines organisées, les régimes autocratiques sclérosés, les populations vieillissantes et les politiques de pillage et de conservations des richesses… qui affament les peuples. Et non la surpopulation relative.

Pour nous, c’est l’éducation du / sur le capitalisme qui doit changer. Un enfant n’est pas un problème, c’est un enfant. Certain(e)s peinent à en faire pour raisons de santé ou par nature. D’autres en font facilement. Le problème est de considérer un enfant comme un chiffre, un nombre, une dépense, alors qu’il est fondamentalement un humain, une énergie, un membre de la société, la partie d’un tout.

Retenons que l’auteur de cette vilaine pensée est victime de la philosophie de la richesse pour la richesse (capitalisme), et non la richesse pour l’humain.

Abim te !

Laisser un commentaire