Tunisie: la loi 52 sur les stupéfiants enfin amendée

L’Assemblée Nationale Constituante / Tunisie / Tixup !

Édictée en 1992, la loi 52 sur les stupéfiants, qui prévoyait une peine minimale d’un an d’emprisonnement pour consommation de stupéfiants, était très controversée en Tunisie. Ce mardi 25 avril, le Parlement a voté à une forte majorité pour son assouplissement.

Modifier cette loi trop sévère était une des promesses de campagne du président Béji Caïd Essebsi. Les magistrats tunisiens pourront désormais apprécier au cas par cas les circonstances atténuantes pour chaque personne accusée de consommation de stupéfiants.

D’après le ministre de la Justice, Ghazi Jeribi, il s’agit d’une mesure « provisoire », en attendant la révision « globale » de la loi.

C’est une victoire pour la société civile, qui dénonce cette loi depuis des années. L’idée n’est pas de dépénaliser la consommation de stupéfiants, mais de préserver un maximum de jeunes de la case prison.

Selon les chiffres annoncés par le ministre de la Justice en janvier dernier, des milliers de jeunes ont été jetés en prison « pour un joint ». Or la consommation ponctuelle ne fait pas d’eux des toxicomanes, et cette loi n’est pas la solution pour endiguer tous les problèmes de la drogue.

 

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