Un nouveau médicament permettrait de prévenir 96% des décès causés par le paludisme

Un nouveau médicament permettrait de lutter contre le paludisme
Source : Ouest-France.fr

(APN) – Grâce à une étude menée en Zambie, des chercheurs ont découvert un nouveau médicament, un suppositoire à base d’artésunate, qui permettrait de prévenir près de 96% des décès causés par le paludisme chez l’enfant.

Le paludisme est « une maladie potentiellement mortelle due à des parasites transmis à l’homme par des piqûres de moustiques femelles infectés » (OMS). En 2016, l’OMS recense 216 millions de cas de paludisme dans le monde et environ 445 000 décès.

Malheureusement, à cause de leur système immunitaire plus faible, les enfants de moins de cinq ans sont plus susceptibles de développer la maladie jusqu’au point où elle devient mortelle.

Afin d’éviter cela, un groupe de chercheurs a décidé de lancer en juillet 2017, une période de 12 mois pendant laquelle ils essaieraient d’administrer aux patients les suppositoires à l’artésunate (antipaludéen reconnu) et d’observer ses effets.

L’essai a donc été mené à Serenje (Zambie) sur des enfants de six mois à six ans qui souffraient d’une forme grave de paludisme.

Après cet essai, il ressort que « les décès dus aux formes graves du paludisme sont passés de 8 à 0,25% » (ScieDev.net)

Un grand pas dans la lutte contre le paludisme

L’artésunate est en fait un antipaludéen connu mais son administration par voie rectale fait depuis plus d’une décennie, l’objet de fortes recommandations d’utilisation par l’OMS. Par conséquent, aucune forme de ce suppositoire de qualité garantie n’était disponible sur le marché.

Pourtant, les tests de ce médicament sont concluants. De plus, la voie rectale a prouvé son efficacité car elle permet d’administrer le médicament aux enfants durant leur sommeil, ou même lorsqu’ils vomissent, ce qui n’est pas possible par la voie orale.

« En améliorant l’accès aux médicaments essentiels contre le paludisme et en améliorant la gestion des cas, le projet a pu réduire la mortalité due aux formes graves du paludisme non traitées et sauver la vie de nombreux enfants, ce qui a profité aux enfants et à leurs communautés », déclare Pierre Hugo, directeur de Medicines for Malaria Venture.

« Une réduction de 96% du taux de mortalité due aux formes graves du paludisme, en particulier chez les enfants de moins de cinq ans, grâce à la prise en charge communautaire du paludisme, serait révolutionnaire » explique Willis Akwale, fondateur de Continental Public Health Consulting.

Si cet essai se transformait en intervention de masse, ses effets sur la santé publique du continent pourraient être révolutionnaire.

Source : SciDev.Net

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