Le monde selon Donald Trump : «?L’Amérique d’abord?!?»


Le Président Donald Trump confirme l’implémentation de ses promesses électorales, il s’est souvent vanté pendant la campagne d’être un homme de parole. Alors, en moins d’une semaine après son entrée a la maison blanche?; sa politique d’immigration très controversée est mise en place.

La Politique d’immigration de Donald Trump

Ses slogans de campagne en auront effrayé plus d’un, car Trump n’a pas mâché ses mots depuis ces derniers mois. En juin 2015, il faisait une entrée fracassante dans la course présidentielle en déclarant : «?Quand le Mexique nous envoie ses gens, ils n’envoient pas les meilleurs. Ils envoient ceux qui posent problème. Ils apportent de la drogue. Ils apportent le crime. Ce sont des violeurs, et certains, je suppose, sont des personnes bien?». Les États-Unis estiment le nombre d’immigrants illégaux à plus de 12 millions. Trump a donc promis faire «?la guerre?» aux immigrants illégaux afin de réorganiser les priorités américaines.

Les États-Unis, d’abord

Ce mercredi près de 90 Somaliens et Kenyans ont été expulsés des États-Unis et selon des chiffres livrés par les médias américains plus de 30 000 clandestins kenyans courent un risque imminent d’être expulsés des États-Unis. Le président américain entend bien mettre sa politique d’immigration en action dans l’immédiat. Trump a également promis établir un mur sur toute l’étendue de la frontière du sud des États-Unis avec le Mexique, selon lui le Mexique devra couvrir les frais de construction qu’ils le veuillent out non. Si le Mexique refuse, le Président américain promet d’instaurer un tarif de 20 % sur les imports mexicains. Cependant, beaucoup d’économistes suggèrent que cette taxe sur les produits importés se fera ressentir dans les foyers américains par l’augmentation du cout des aliments.

Quels impacts pour l’Afrique

Pays Prioritaires USAID – Planning Familial (Source : USAID Website)

La politique africaine de Donald Trump n’est pas encore très claire, mais les quelques décisions prises par celui-ci depuis son entrée à la maison blanche auront le potentiel d’avoir un lourd impact pour le continent. L’Afrique sera la première victime de la décision du président américain de suspendre tout financement public aux associations qui soutiennent le droit à l’avortement aux États-Unis comme à l’étranger. L’agence de coopération internationale USAID assure en effet 82 % de l’aide publique internationale attribuée «?aux politiques de population et de santé reproductive?» en Afrique Subsaharienne. L’USAID assiste les femmes dans plusieurs pays de la sous-région par des programmes de planning familial visant à maitriser la fréquence de leurs grossesses, sans nécessairement faire la promotion de l’avortement bien que celui-ci n’est pas exclu. Certains experts en santé publique kenyans ont soulevé des préoccupations au sujet de cette nouvelle politique, ils estiment que la limitation de budget de USAID aura des conséquences désastreuses pour la santé des femmes qui ont souvent recours à des méthodes dangereuses pour interrompre leur grossesse, spécialement.
L’équipe de Donald Trump remet aussi en question le plan PEPFAR, pour lequel près de 70 milliards de dollars ont été investis en Afrique depuis 2003 pour la lutte contre la Malaria et le VIH. Le programme aurait permis à près de 11,5 millions de personnes de recevoir des antirétroviraux.
Il semblerait que le gouvernement Trump soit pour une Afrique autonome et non dépendante de l’aide américaine. Donald Trump sera-t-il en mesure de remettre en cause la priorité de l’USAID Comment les populations africaines s’adapteront-elles à ces restrictions budgétaires. Peut-être qu’il serait temps pour les Africains aussi de réorienter leurs priorités afin d’aspirer à une réelle indépendance économique.
 
 

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