Zimbabwe : Mugabe pose aux côtés d’un candidat de l’opposition et crée la panique au sein du pouvoir

Les époux Mugabe © telegraph.co.uk

(APN) – L’ancien président zimbabwéen, discret depuis sa démission en novembre dernier a fait parler de lui. Robert Mugabe apparaît sur une photo avec Ambrose Mutinhiri, candidat d’un parti de l’opposition, à la prochaine présidentielle.

Les questions sont multiples depuis la démission de l’ancien président zimbabwéen. Son ombre plane et nombreux sont ceux qui se demandent s’il s’impliquera encore en politique mais se questionnent surtout sur les relations qu’il y a entre lui et son ancien parti, la ZANU-PF. En effet, après sa démission, les rumeurs indiquaient que le torchon brûle entre l’ancien président et Emmerson Mnangagwa.

Quelques mois après, des éléments de réponse apparaissent. Créé sourdement après l’éviction de Mugabe, le Front national patriotique (NFP) voit le jour le 21 novembre. Jusque là très furtif, ce n’est que cette semaine que les choses se précisent. Après la démission du ZANU-PF, l’ancien officier Ambrose Mutinhiri annonce sa candidature à la présidentielle prévue d’ici août sous l’étiquette du NFP. Chose curieuse, la photo du nouveau candidat et de Robert Mugabe apparaît sur le communiqué de presse.

Le nouveau chef de l’État s’est exprimé sur sa relation avec son prédécesseur. Il avoue explicitement qu’il y a un « problème » avec Robert Mugabe. Il ajoute aussi que c’est un sujet sur lequel la ZANU-PF se penche.

Robert Mugabe derrière le Front national patriotique ?

Emmerson Mnangagwa semble avoir raison de considérer cette sortie comme un problème. Selon plusieurs voix, le NFP est une initiative que chapeauterait Robert Mugabe. Autre élément qui laisse penser une certaine connivence entre les deux acteurs, le programme que soutient le NFP. Ce programme est calqué sur celui du G-40, une ligue de la ZANU-PF qui soutenait Grace Mugabe.

La nouvelle formation politique compte dans ses rangs plusieurs personnalités qui pensent que la récente transition était humiliante et antidémocratique. Le vrai danger selon plusieurs experts, c’est la division qui régnerait au sein du parti au pouvoir. À quelques mois de la course à la magistrature suprême, il est important de savoir ceux qui soutiennent réellement l’actuel président. De l’autre côté, ce nouveau parti ne pèserait pas sur l’échiquier politique même s’il donne l’impression que Robert Mugabe bénéficie encore de plusieurs soutiens.

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