Zimbabwe : la nouvelle taxe sur les produits alimentaires fâche les populations

La nouvelle taxe alimentaire au Zimbabwe divise le pays. © Telegraph.co.uk

Le Zimbabwe traverse une grave crise financière depuis une quinzaine d’années.  Avec une augmentation du taux de chômage, son économie peine à tourner convenablement.  Pour tenter de redresser les caisses, le gouvernement a lancé en novembre dernier une nouvelle monnaie « billets d’obligation » qui n’a pas produit un résultat satisfaisant. L’équipe du président Mugabe vient d’adopter une nouvelle taxe sur les produits alimentaires.

Un projet pour redresser l’économie du pays

En décembre dernier, le parlement avait décidé d’augmenter plusieurs taxes en ce début d’année. Il avait déclaré que les hausses toucheraient tous les produits de luxe, les carburants, les cigarettes, la friperie, la téléphonie mobile, internet et les biens alimentaires. La nouvelle loi de finances comporterait une série de taxes sur les produits de larges consommations. Parmi les nouveautés, il était mentionné par exemple sur la loi des finances de la nouvelle année une possible augmentation de 8 et 14% sur le prix du carburant. Le parlement a également prévu augmenter les prix du tabac de 10% et les véhicules tout terrain de 30%.

Un des plus importants changements du projet annoncé est le relèvement du taux de la TVA de 2%. Cette mesure entrainera une augmentation de tous les produits de large consommation, mais surtout des prix des produits agroalimentaires en premier. Bien que l’impact négatif sur le porte-monnaie des ménages du projet ait été relevé à cet instant, le parlement comptait le mettre en application dès la rentrée 2017. Ces premières décisions ont été appliquées par le gouvernement avec la mise en place de la nouvelle taxe alimentaire


Augmentation de la taxe sur les produits alimentaires, le peuple en difficulté

Au Zimbabwe une nouvelle mesure vient d’être adoptée par le gouvernement, il s’agit de la taxe de 15% sur les produits alimentaires. L’objectif de cette nouvelle taxe entre dans les résolutions prises par le parlement en décembre dernier, c’est-à-dire ravitailler les caisses vidées par les différentes crises économiques qui frappent le pays depuis quelques années. Cette taxe vise principalement la viande, les pommes de terre, la margarine selon le ministère des Finances.

Cette nouvelle taxe n’est pas appréciée, car le Zimbabwe traverse une grave crise financière, l’économie tourne au ralenti. Plus de 90 % de la population active n’a pas d’emplois formels et le gouvernement a des difficultés à payer les fonctionnaires. Cette décision a été dénoncée par l’opposition qui l’a qualifiée de mesure « anti-peuple ».

Selon Obert Gutu, porte-parole du Mouvement pour le changement démocratique, principal parti de l’opposition, le gouvernement ne pense pas aux conditions de vie difficiles du peuple et prend plaisir à le voir souffrir. Il a déclaré auprès d’une agence de presse que : « Les pauvres vont avoir encore plus de mal à acheter de la viande. Les prix des marchandises de base vont forcément grimper ».

Malgré le soulèvement et le mécontentement de la population, le gouvernement compte bien appliquer cette nouvelle taxe et mettre en application les engagements pris en décembre dernier en ce qui concerne le redressement financier du pays.

 

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