Zimbabwe: L'opposition invite l'ONU à présider les élections

Les partis d’opposition zimbabwéens ont exigé mercredi que les élections présidentielles de l’année prochaine soient menées par un comité créé par les Nations Unies et l’Union africaine pour plus de transparence.

Le Zimbabwe doit tenir ses prochaines élections présidentielles et parlementaires d’ici juillet 2018. L’actuel président Robert Mugabe au pouvoir depuis 30 ans, a été approuvé comme candidat présidentiel du parti au pouvoir.

Toutefois , des dirigeants de plusieurs partis politiques, dont Morgan Tsvangirai, du Mouvement pour le changement démocratique, ont déclaré à leurs partisans lors d’un rassemblement de protestation dans la capitale que la Commission électorale du Zimbabwe (ZEC) n’avait pas été partielle et devrait être dissoute.

L’opposition réunie derrière le candidat Tsvangirai

Les partis d’opposition, réunis dans le cadre d’un programme national de réforme électorale (NERA), protestaient contre les changements au processus d’inscription des électeurs et ont déclaré qu’ils se rallieront à l’opposant Tsvangirai pour faire face à Mugabe lors du vote présidentiel.
Par ailleurs, ils ont également déclaré que le gouvernement de Mugabe devrait renoncer à sa décision de prendre en charge l’achat du matériel d’enregistrement des électeurs biométriques auprès des Nations Unies.
En effet, ils craignent que cela facilite la décision de l’Union Nationale Africaine-Front Patriotique du Zimbabwe (ZANU-PF) de Mugabe de biaiser la liste des électeurs éligibles en sa faveur.
Farai Mbire, le président de la NERA, a déclaré que les Nations unies, l’Union africaine et la Communauté de développement de l’Afrique australe «doivent immédiatement mettre en place un organe tripartite indépendant de gestion des élections pour prendre en charge toutes les fonctions de la ZEC».

Toutefois, le secrétaire juridique et ministre des Finances de la ZANU-PF, Patrick Chinamasa, a déclaré au journal Herald que le droit constitutionnel du ZEC était de faire des élections.

Précédemment les manifestations anti-gouvernementales notamment celles d’août avaient entraîné une des pires violences observées dans la nation sud-africaine depuis deux décennies.

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